Publié le lundi 14 septembre 2009 à 01H00 - Vu 23 fois
Le magnifique bronze (d'après un plâtre) de Bugatti n'a pas trouvé preneur…
Ddd
Une vingtaine de personnes seulement. Essentiellement des curieux, certes amateurs d'art, quand même. Et une toute petite poignée d'acheteurs.
La petite salle des fêtes de Flize a connu des affluences plus notables. Mais l'expert et le commissaire-priseur ont assuré le spectacle. Après tout, ça valait bien l'inusable Michel Drucker à la télé. Et pour la foire de Sedan, elle dure encore quelques jours.
Hier, la vente aux enchères dirigée par le Nordiste Michel Nau et proposant plus d'une centaine de lots ne restera pas dans les annales du marché de l'art contemporain. Mais comme tout le monde n'a pas le plaisir de visiter régulièrement les galeries parisiennes, celles de Pont-Aven ou de Saint-Paul-de-Vence, il y avait plus mauvaise idée pour occuper son après-midi.
La « danseuse » (d'après) Degas n'a pas trouvé preneur (à 25.000 euros toute de même, une mise à prix qu'on a plus l'habitude d'entendre à Drouot que dans les Ardennes), pas plus que le « Grand tigre royal » de Bugatti… Voilà pour les pièces maîtresses qu'on imagine placées dans le catalogue pour attirer le chaland.
Pour le reste, beaucoup d'huiles d'artistes contemporains qui n'ont pas bouleversé l'histoire de l'art, mais dont la cote approche parfois les 10.000 euros pour leurs œuvres maîtresses. Mais là encore, pas d'amateurs hier à Flize, à une exception près. Deux hommes se sont disputé une vue provençale de Gérard Gouvrand. Mise à prix à 2.500, elle est partie pour 200 de plus.
Et puis le lot des lithographies, sérigraphies et autres œuvres produites en série, signées certes de grands maîtres (on pense à Dali _ qui les signait au kilomètre _, à Miro ou à d'autres). Mais là, encore, l'encéphalogramme est resté quasiment plat. On l'aura compris, ce n'est pas à Flize hier que ces stocks (au demeurant de qualité) se seront écoulés. Encore que l'expert confia que certaines avaient trouvé preneur ailleurs (via Internet, on imagine).
On n'était pas chez Sotheby's, hier. Mais on a passé quand même un bon moment. Et via les anecdotes et les digressions du brillant Monsieur Loyal de service, on s'est même cultivé.
Ph.M.
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