Festival de danse orientale Un art à part entière

Publié le dimanche 12 juillet 2009

Aurore Dufresne alias Saba.

Aurore Dufresne alias Saba.

Les apparences sont parfois trompeuses. Rien ne laisse en effet deviner qu'Aurore Dufresne est professeur de danse orientale.
Plutôt petite et menue, la Châlonnaise a de longs cheveux blonds, de grands yeux clairs… Mais elle fait des huit avec son ventre, comme peu les réussissent. Et sans bouger un seul autre iota de peau pendant tout ce temps-là.
« J'ai fait de la danse classique et moderne », raconte-t-elle, « jusqu'au jour où je me suis laissée tenter par un cours de danses du Maghreb ». Elle a aussitôt été conquise.
« Des danses du Maghreb à la danse orientale, il n'y avait qu'un pas », poursuit-elle. Qu'elle a franchi sans hésitation, jusqu'à en faire sa spécialité.
Sus aux clichés
Contrairement aux idées reçues, les danses du Maghreb se différencient de la danse orientale. Cette dernière, que les amateurs appellent sharqi, n'est, en effet, pratiquée qu'en Égypte. « Musique, costumes, manières de bouger son corps… Rien n'est comparable », assure Aurore Dufresne. D'où sa volonté de mener la vie dure aux clichés pour revaloriser la danse orientale. « Plus qu'une danse, c'est un art. » Un art auquel elle s'applique à redonner toutes ses lettres de noblesse. « A ce jour, il n'existe aucun diplôme de danse orientale, mais on se bat pour qu'il y en ait un. »
Parmi les armes s'offrant à elle, la mise en place d'un festival de danse orientale. « Pour promouvoir cette dernière et montrer ce que c'est. » Deux alliés de taille : les associations locales « Ouladna » et « Reines d'Orient ».
Ce qui donne une manifestation s'étalant sur un week-end et qui, débutée hier après-midi, se poursuit aujourd'hui.
Au programme : un défilé de « mannequins » portant des tenues Negafa (traditionnelles) et des costumes de danse orientale. Mais aussi une scène ouverte à tous ceux qui souhaitent montrer de quel bois ils se chauffent.
Aurore était de ceux-là, tout comme certains de ses élèves - elle enseigne au centre social et culturel du Mont-Saint-Michel -.
Pour ce faire, elle avait passé une jupe, un soutien-gorge et des gants verts, ornés de fil doré. Elle était coiffée d'un bandeau assorti et s'était fort maquillé les yeux. Enfin, elle avait pris son nom de scène : Saba.

Sophie BRACQUEMART
Suite et fin du festival ce dimanche, avec des stages de salsa et danse orientale de 11 à 13 heures ; puis de sharqi de 14 à 16 heures. Le rendez-vous est fixé au gymnase Saché (150 bis, avenue des Alliés à Châlons-en-Champagne).

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