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Emploi : bilan positif mais inquiétude pour le site Chausson

Publié le mercredi 30 janvier 2008 à 01H00 - Vu 9 fois


Le site Chausson retrouvera-t-il une activité industrielle ou sera-t-il rendu à des spéculateurs ? Réponse mardi.

Le site Chausson retrouvera-t-il une activité industrielle ou sera-t-il rendu à des spéculateurs ? Réponse mardi.

Christian Lantenois


LA situation de l'emploi à Reims est-elle inquiétante ou pas ? Au détour d'une délibération, les élus ont abordé la question lundi soir.
C'est tout d'abord le communiste Michel Guillaudeau qui s'est dit inquiet. Pour plusieurs raisons. « Si la reprise de Chausson outillage grâce à la longue lutte des ouvriers montre que l'emploi industriel a encore de l'avenir, après l'annonce du transfert de 120 personnels administratifs vers Paris, on parle de la vente du site rémois de Boehringer. De plus 600 emplois sont menacés en Moselle chez Arcelor Mittal.
Après la fermeture de Thomé Génot dans les Ardennes, le gouvernement avait confié au groupe Arcelor la mission de créer 500 emplois en lui donnant des fonds publics. Les Ardennais attendent toujours et dans ce contexte l'inquiétude grandit à Reims où Arcelor représente plus de 1.000 emplois. Quelles sont les démarches engagées par la ville sur ces deux dossiers ? » a demandé au maire l'élu d'opposition.
« Des supputations »
« Je n'ai pas été saisi des supputations que vous nous présentez » a répliqué Jean-Louis Schneiter. « Il y a des menaces permanentes en France sur l'emploi. Ça peut se passer à Arcelor. Mais pourquoi Arcelor Distribution finirait-il un siège social tout neuf à Saint-Brice-Courcelles ? »
Sur la reprise par le groupe Crit des locaux occupés il y a peu par Chausson outillage, le maire a informé l'assistance que tout n'était pas réglé.
« Oui le personnel a été pugnace. Oui la Ville avec la Région a soutenu les salariés pour le plan de conversion. Mais l'affaire n'est pas encore jugée. Si les conclusions du juge ont été favorables au projet industriel présenté par la filière Maser engineering du groupe Critt pour de la maintenance industrielle, d'autres groupes qui étaient sur les rangs posent problème. (NDLR : ils ont fait appel de cette décision). J'ose espérer que le tribunal saura confirmer sa décision du 9 janvier où il avait décidé d'attribuer la cession des actifs de Chausson au groupe Crit. » Une décision qui devrait permettre dans un premier temps de créer 40 emplois.
Les anciens salariés de Chausson devraient d'ailleurs faire parler d'eux ces prochaines heures.
Si aucun élu socialiste n'a semblé vouloir entrer dans le débat, Guy Blérot, conseiller, président de Reims Champagne développement et vice-président de Reims métropole chargé du développement économique, est monté au créneau (lire par ailleurs).
Las d'entendre le candidat communiste qui « répète partout que Reims n'est pas une ville attractive », il a voulu lui montrer qu'« il n'avait pas à recevoir de leçon d'un parti qui en matière d'attractivité faisait, c'est vrai, référence. »
Alain Moyat

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3.358 emplois créés en quatre ans

Il ne figurera sur aucune liste aux élections municipales. Pourtant, s'il a pris la parole lundi soir, c'est pour remettre les pendules à l'heure. Dénoncer la sinistrose et le pessimisme d'un conseiller municipal communiste.
Président de Reims Cham-pagne développement et chargé du développement économique à la communauté d'agglomération, Guy Blérot a dressé un bilan de quatre années consacrées à faire la promotion de Reims auprès des investisseurs.
« Oui entre 2004 et 2007, la ville de Reims a perdu 1.360 emplois dont une grande partie en raison de la fermeture de nom-breux sites industriels » a expliqué le conseiller de la majorité fort d'un document où l'on pouvait lire le nom des entreprises qui ont fermé et/ou licencié : Air liquide, Ariès, Boulangerie de l'Europe, Chausson Outillage, Electrolux, Fuji, Henkel, Malteurop, Valeo, VMC-AZ, mais aussi Néocom, Nicopak ou Tonna Electronic.
Un solde positif
« Pour autant le solde du nombre des emplois est positif » a certifié l'élu. Durant le même temps, il y a eu 1.236 emplois créés par des firmes déjà implantées à Reims et 2.225 emplois par des sociétés, souvent du secteur tertiaire, qui sont venues s'installer ici. « Soit un solde positif de 1.998 emplois ce qui correspond à la création de 1,63 emploi par jour et une somme de 500 millions d'euros injectée dans l'économie rémoise. »
Pour arriver à ce chiffre de 3.358 créations d'emplois, l'élu a comptabilisé les embauches faites notamment dans les entreprises suivantes : Eugène Perma, Struby, Arcelor, Caillot, Sanef Télecom, OCP, Sernam, Boehringer, Caisse d'Épargne, Playmobil, Genin, SNVB, Transalliance, Fournie, P.Haulotte, P.Ligne, Technicity, ICC, Maximo, Capline F1, Aldi, BT.Lec, Axima, BNP Paribas, Elyo Services, Archiv Sustem, Taxi G7, Koula, 2SI Systèmes, Ing Ditrect, Towaercast, Windvision etc.
« C'est peut-être la mode de dire que Reims n'est pas attractive. Ce n'est pas une nécessité » a regretté Guy Blérot qui aimerait tant que tous les élus tirent dans le même sens quand il s'agit de présenter la ville de Reims à l'extérieur.
A.M.

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