Publié le mardi 30 août 2011 à 11H00 - Vu 239 fois
Vue du Centre monétique de la Société Générale, à Schiltigheim, dans la banlieue de Strasbourg. C'est d'une terrasse que s'est jeté un salarié du groupe.
« Nous avons appris avec grande tristesse le décès de ces deux collaborateurs », a déclaré une porte-parole, tout en précisant qu'à ce stade, « aucun élément ne permet de lier ces drames à l'environnement professionnel ».
Le premier suicide a eu lieu le 9 août dernier sur le site de Schiltigheim (Bas-Rhin) et concernait un salarié qui travaillait dans les services informatiques du centre monétique du groupe, a indiqué la porte-parole.
Le second a eu lieu le 24 août dans les locaux de la Société Générale de Val de Fontenay, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).
La Société Générale emploie quelque 150 000 personnes dans le monde, dont 40 % en France.
La valeur de l'action de la banque a fortement reculé ces dernières semaines, en raison de rumeurs évoquant son éventuelle faillite.
Évoquant « deux gestes extrêmement choquants », un responsable de la CFDT du groupe a précisé que « le premier salarié s'est jeté de la terrasse de l'immeuble en plein midi, et le second s'est pendu dans un local technique dans l'après-midi ».
Les deux hommes, âgés respectivement de 49 ans et 58 ans, n'auraient pas laissé de message expliquant les raisons de leur geste.
Selon la direction du groupe, une enquête de police est en cours dans les deux cas et le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a également ouvert une enquête sur le site de Fontenay-sous-Bois.
La direction précise avoir mis en place, dès début 2008, un programme de prévention et de gestion du stress au travail, avec l'ensemble des acteurs de l'entreprise, et souligne que le groupe dispose d'un observatoire du stress depuis janvier 2009.
De son côté, la CFDT a affirmé avoir saisi les CHSCT des deux sites pour « déclencher des enquêtes, de façon à vérifier si ces gestes sont liés ou non aux conditions de travail », que le syndicat dit dénoncer depuis longtemps, notamment car « les effectifs ne cessent d'être comprimés en raison des départs naturels ».
Pas de message justifiant leur geste
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