Publié le mercredi 27 janvier 2010 - Vu 166 fois
Le projet Bio Énergie Val de Meuse apportera une activité nouvelle importante au port de Givet.
LE projet de valorisation thermique de biomasse végétale sur Givet a désormais de bonnes chances d'aboutir.
Présenté en 2007, ce projet porté par Bialco, un bureau d'études spécialisé dans la biomasse basé à Albi et soutenu par la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse et la Ville, vient en effet d'être sélectionné par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer. À l'issue d'un appel d'offres, 32 projets d'unités de cogénération alimentées à partir de biomasse ont été retenus en France.
Cette sélection lève sans doute le dernier obstacle à la réalisation du projet sur lequel Patrice Loubet, gérant de Bialco, travaille depuis cinq ans. Restait la question financière. L'État s'engageant à acheter l'électricité produite à un tarif préférentiel de 145 euros/MWh en moyenne, cela devrait convaincre les investisseurs potentiels de se lancer dans ce projet dont le coût de la première tranche s'élève à 80 millions d'euros. « On peut dire qu'il y a maintenant 95 % de chances que le projet se fasse », assure Patrice Loubet.
35 à 40 emplois créés
Car pour le reste, il s'agit d'une technologie bien maîtrisée. À Givet, elle fera néanmoins l'objet d'une exploitation originale, globale, qui bénéficiera à la Pointe de plusieurs manières.
Tout d'abord, le projet sera créateur d'emplois, 35 à 40 dans un premier temps. Ensuite, son activité profitera au port fluvial, puisque la matière première - du papier, du carton et des plastiques non recyclables en l'état - sera acheminée à Givet dans des containers transportés par la voie d'eau. Ainsi, 126.000 tonnes devraient arriver au port et 30.000 tonnes de résidus devraient en repartir.
S'il fait appel à une technique rodée, le projet givetois aura une spécificité. Habituellement, l'usine qui transforme la matière première en combustible est éloignée de la centrale de cogénération. Ici, les deux seront côte à côte. « Cela s'inscrit également dans une démarche de développement durable, en réduisant considérablement le transport », ajoute le coordonnateur du projet baptisé « Bio énergie Val de Meuse ».
Le ministère a sans doute été sensible au fait que ses promoteurs n'ont pas attendu le feu vert gouvernemental pour se lancer. « Très bien soutenu par les élus locaux, nous avons déjà engagé la procédure d'autorisation adminstrative et nous espérons que cette phase et celle de la levée des fonds seront terminées à la fin de l'année. Dans ces conditions, les travaux sur le site du parc d'activités communautaire pourraient commencer début 2011. »
Mirko SPASIC
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