De Bohain textile au Creuset : des entretiens d’embauche

De Bohain textile au Creuset : des entretiens d’embauche

Publié le mardi 28 août 2007 à 01H00 - Vu 16 fois

« I L y a quelques semaines, M.Coutellier (ndlr : directeur de Bohain Textile) et moi avions parlé d’une possibilité de reprise de salariés de chez lui », indique Rudy Boussemart. Le directeur de l’entreprise Le Creuset basée à Fresnoy-le-Grand poursuit : « Nous sommes en pleine période de recrutement ». Pas moins de soixante personnes ont été recrutées en 2006, les embauches seront d’une cinquantaine pour fin 2007.
À ce jour, une vingtaine de personnes a déjà été recrutée pour cette entreprise spécialisée dans la production de fonte émaillée.
« Bien évidemment, ce n’est pas la même activité qu’à Bohain textile mais ça reste de l’industrie », assure Rudy Boussemart.
Que ces ex-salariés viennent de l’industrie, c’est exactement ce qui intéresse le directeur de l’entreprise fresnoysienne. Mais pour s’assurer que ces ex-salariés bohainois savent où ils postulent, une visite de l’entreprise a été organisée fin juin.
« Nous leur avons présenté la société. Sur la quarantaine de personnes intéressées, aujourd’hui ils sont encore 20-25 ».
Correspondre au profil recherché
Ceux-là, s’ils répondent au profil recherché, pourraient avoir des chances d’être embauchés. Bien sûr, Le Creuset a parmi ses candidats des personnes qui ne sont pas issues de Bohain textile, « mais si on peut agir et recruter au niveau local, on le fait ».
Il poursuit : « Une série d’entretiens aura lieu dans les jours qui suivent afin de savoir quelles candidatures sont les plus appropriées, qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes », précise-t-on. Sur les 500 salariés auxquels s’ajoutent une centaine d’intérimaires, l’entreprise emploie depuis deux ans plus d’une trentaine de femmes.
« Historiquement, les femmes allaient au Bourget et les hommes au Creuset mais les entreprises n’ont pas connu le même développement. Depuis, nous embauchons donc aussi des femmes puisqu’elles se portent candidates ».
Pour Rudy Boussemart, les critères d’embauche sont simples : « Au départ, on recherchait du niveau BAC, on ne trouvait pas puis des CAP-BEP, mais toujours rien. Maintenant, nous demandons juste des gens qui sachent lire, écrire, compter et qui ont envie de travailler ».
Le directeur de l’entreprise n’est pas dupe : « L’industrie lourde n’intéresse pas beaucoup les gens. C’est un autre milieu que le textile mais c’est possible d’y trouver sa place. Moi, je viens du textile et aujourd’hui, je suis ici ».
Pour une meilleure intégration, c’est une dizaine de personnes qui devrait être embauchée le mois prochain, en majorité pour des postes d’opérateur en émaillerie. « Les autres auront peut-être une opportunité plus tard », termine Rudy Boussemart.
A.M.

L'union l'Ardennais