Publié le mardi 04 novembre 2008 à 01H00 - Vu 11 fois
La PME spécialisée dans la transformation du bois ne s'implantera pas au lieu-dit Le fourneau.
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LE 4 mars, L'Ardennais-l'union annonçait l'implantation à Signy-le-Petit d'une nouvelle PME. Déjà baptisée CPL Wood. Cette société devait selon ses initiateurs -Eric Letombe, ingénieur bois, Herbrand Pernel, négociant en bois en pays flamand, et Michel Carbon, exploitant forestier et originaire de Maubert-Fontaine - créer 25 emplois dans la transformation du bois. Tout près d'être bouclé, ce dossier suivi par Abel Noreck, encore maire de la ville, la communauté de communes de la région de Signy-le-Petit, la cellule économique du conseil général et la chambre de commerce et d'industrie devait voir le jour en 2013 sur un terrain de 4 ha situé sur la zone industrielle du Fourneau à proximité de la SAS Olfa.
A l'époque, les observateurs étaient unanimes à louer un projet ayant le mérite de dynamiser un secteur rural et de mettre en valeur une filière inexploitée dans les Ardennes. Les Signaciens, quant à eux, se félicitaient d'accueillir une quatrième entreprise après Olfa (abattants sanitaires), Sedeca (téléphonie de haute technologie) et MB Bois. Las, on vient d'apprendre que ce projet était purement et simplement abandonné. La scierie, l'unité de séchage et de cogénération et l'unité de finition appelées à fabriquer 20.000 m2 de planchers et parquets finis par an se sont transformés en mirage.
« Ce n'était pas non plus l'Eldorado »
Explications fournies par Miguel Leroy, le nouveau président de la structure intercommunautaire : « Au fur et à mesure de l'avancée du dossier, l'ensemble des partenaires ont constaté plusieurs failles dans le dossier ». Et d'argumenter : « L'installation de CPL Wood au Fourneau aurait d'abord engendré un trafic important de poids lourds au cœur de la commune. On a donc proposé aux protagonistes de ce projet un transfert dans le quartier de la gare. D'autre part, le business plan des trois industriels manquait d'éléments et la Banque de France n'a pas obtenu de réponses aux informations complémentaires qu'elle demandait. Enfin, compte tenu de la puissance électrique utilisée, l'entreprise devait avoir le feu vert de la Drire ».
Au fil des mois, un certain nombre de contraintes et réticences a commencé à « plomber » ce beau projet. En plus, les élus communautaires qui avaient estimé à 3 millions d'euros l'enveloppe à fournir pour favoriser la construction du bâtiment, l'empierrement et la viabilisation ont commencé à trouver que la note allait être salée pour un projet qui « n'était pas non plus l'Eldorado ». « Et comme les dirigeants de CPL Wood nous proposaient de louer les locaux 50.000 euros par an, on n'était vraiment plus sur la même longueur d'onde. A partir de là, on n'a pas souhaité prolonger les négociations » ajoute Miguel Leroy. Du coup, les porteurs du projet, « faute de trouver un bâtiment et un terrain à des conditions avantageuses », ont abandonné leur idée initiale.
« On prévoit de transférer ce projet en Belgique au printemps 2009 ». Concédant que la communication a été « trop rapide » sur le sujet, Miguel Leroy, se dit néanmoins « ouvert à toutes autres pistes de réflexion. On peut prendre en compte des projets mieux maîtrisés et à l'échelle d'une collectivité comme la nôtre. Sans risques démesurés ».
Pascal Remy
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