Publié le mercredi 16 septembre 2009 à 01H00 - Vu 104 fois
Le lycée Vauban est pilote en matière de développement transfrontalier comme en témoigne la stagiaire Natasza Bonnet (en médaillon).
LA cité de Méhul et son lycée ont été choisis pour faire le point sur une formation lancée en mars dernier en Champagne-Ardenne et en Wallonie.
L'originalité de ce programme porté en France par le conseil régional, est d'être parfaitement transfrontalier, tant au niveau du choix des métiers à former, que de l'élaboration des programmes, des cours dispensés ou des stages pratiques à réaliser en entreprise.
Le choix de la cité scolaire était très pertinent. Isabelle Dubreuil, la proviseure, rappelle que « si on a coutume de parler des élèves français qui poursuivent leurs études en Belgique, il faut savoir que le lycée givetois accueille pour sa part de plus en plus d'élèves belges ». Jean-Paul Bachy, président du conseil régional, parle d'un « lycée pilote, en matière de développement transfrontalier ».
Ce programme, intitulé « Distance zéro » s'adresse principalement à des demandeurs d'emploi ou à des personnes en manque de qualification. « Il tend à relever trois défis » explique Jean-Paul Bachy. « Faire de la mobilité une réalité, au niveau de la formation, du stage en entreprise (6 semaines dont deux de l'autre côté de la frontière) et, pourquoi pas dans la recherche d'un emploi. Deuxième défi la certification permet aux stagiaires d'obtenir une reconnaissance unique des compétences. Enfin, ces « parcours transfrontaliers » intègrent la formation à distance comme outil pédagogique ».
Le programme « Distance zéro » va durer jusqu'en 2012 et ses promoteurs veulent former 600 personnes. Le Gip (Groupement d'intérêt public) de l'académie de Reims est le chef de file de ce programme aux multiples partenaires.
Naître à Dinant
Huit champs professionnels ont été retenus. La toute première formation réalisée s'est inscrite dans les services à la personne. Il s'agissait de secrétaire médical, homme ou femme. Il a été suivi par 18 stagiaires.
« Une partie de la formation a été effectuée à l'hôpital de Dinant où les petits Givetois naissent désormais » a rappelé Claude Wallendorff, le maire.
C'est un bon exemple de coopération transfrontalière. En témoigne le parcours de Natasza Bonnet, une jeune femme belge sollicitée par le Forem, organisme belge, pour suivre cette formation après un licenciement économique.
« J'ai effectué mon premier stage à Givet, dans un cabinet dentaire » explique-t-elle. « Je suis actuellement dans une clinique de Namur pour la suite de mon parcours en entreprise ».
D'autres formations, comme celle de technicien en maintenance éolienne, avec le lycée Bazin de Charleville-Mézières, sont désormais lancées.
Mirko SPASIC
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