Conférence : Alain Minc entre l'influence et le pouvoir

1 contribution

Publié le mercredi 26 novembre 2008

« Je ne suis pas un « homme de l'ombre ».  Et le « je » ne m'intéresse pas... »

« Je ne suis pas un « homme de l'ombre ». Et le « je » ne m'intéresse pas... »

ERIC PIERMONT

Ingénieur des Mines, diplômé de Sciences-Po et major de l'ENA, Alain Minc sera à RMS ce soir. Il évoquera son dernier livre « Une histoire de France », mais aussi la crise mondiale et sur la politique. Ou encore son parcours...

Vous avez dirigé des entreprises, mais une bonne partie de votre carrière est dédiée au conseil de grands patrons. Parce que vous préférez l'influence au pouvoir ?
La vie a ses dynamiques propres. Elle m'a amené à basculer du côté de l'influence. Mais je ne suis pas un « homme de l'ombre ». Et le « Je » ne m'intéresse pas...


L'adage dit que « les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Evaluez-vous la portée de vos conseils ?
Les conseilleurs sont les payeurs : si vous donnez un mauvais conseil, vous perdez votre client.

On vous dit conseiller de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ne vous engagez-vous pas vous-même en politique ?
Un lien d'amitié de 20 ans me lie à Nicolas Sarkozy. J'ai donc un dialogue libre avec lui. Mais je n'ai pas de fonction officielle et n'en aurai jamais.

Vous êtes un capitaliste optimiste. En 1982, vous avez écrit « l'après-crise a commencé » et en 90, « l'argent fou ». Etes-vous clairvoyant, ou les crises sont-elles simplement cycliques ?
Il faut regarder les choses sur de longues périodes. Un période de finance folle a conduit à une période de croissance folle.
Sur le long terme, le système retombe sur ses pieds. Nous vivons une crise particulière, car la crise financière a entrainé une crise bancaire, plus dangereuse parce qu'elle peut provoquer l'arrêt du système.
Dieu merci ! Ceci a été évité parce que les banques centrales et les gouvernements ont fait ce qu'il fallait.
Nous connaîtrons donc une récession mais qui ne devrait être ni trop longue, ni trop dramatique...

Entre une Chine toute puissante, une Amérique en pleine mutation, quelles doivent être les places de l'Europe et de la France ?
A travers l'affaire géorgienne et le plan de sauvetage, l'Europe a montré qu'elle pouvait exister.
Mais tant que le traité de Lisbonne ne sera pas approuvé, l'UE n'aura pas les institutions qui lui garantissent son rôle. Il y a un concours de circonstances favorable : la présidence de l'Union par un grand pays et la façon dont M.Sarkozy l'a conduite lui ont donné ce rôle. Mais les réponses de circonstance ne sont pas des réponses institutionnelles. Il faut donc à l'Europe des réponses institutionnelles.
***
Conférence à 20 h 30 à RMS, rue Pierre-Taittinger. Entrée libre.

Propos recueillis par J.-F. Scherpereel
Imprimer Recommander Wikio Facebook twitter digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Les dernières contributions


denisdereims

26/11/2008 à 15h26

Ne pas oublier que Mr MInc est un de ceux qui a pensé et glorifié le système économique qui est en train d'exploser en ce moment.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr