Publié le jeudi 05 mars 2009 à 01H00 - Vu 174 fois
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Catherine Frey
Et une poste, une ! Depuis trois ans que Sandrine habite Clairmarais, elle en a vu du changement dans son quartier. « Tout évolue en mieux. Aujourd’hui, on gagne une poste. Plus besoin d’aller au Boulingrin chercher les recommandés, ni d’aller place d’Erlon porter un paquet. » L’étudiante en psychologie finira par faire sa vie dans le quartier : « Quand même pas. Ce n’est pas encore assez beau ! »
Parmi les mochetés, on peut citer le Champion. Plus les nouveaux logements poussent aux alentours, plus le supermarché fait tache. Il est temps d’en construire un autre : « Il n’est pas beau parce qu’il est très vieux. Le bâtiment date de la guerre, il a servi à plein de choses. À un moment, on y vendait des meubles », raconte le patron de Champion.
Champion ou
une autre enseigne
Dans son bureau, Martial Tournemeule a affiché le plan de son futur bébé qui pousse à quelques mètres. Pour l’instant, en tendant l’oreille, il peut juste entendre le bruit des pelleteuses qui peaufinent les fondations du futur magasin mais le supermarché devrait bientôt sortir de terre : « On devrait être prêt fin 2010. Je ne peux pas encore dire si ce sera un Champion ou une autre enseigne. Je n’ai pas encore fait mon choix. »
Champion/Carrefour Market tient presque un monopole dans les faubourgs rémois. Une situation qui aiguise l’appétit des concurrents. Comme Martial Tournemeule est un indépendant, il a le choix de son enseigne.
Dans un quartier qui monte comme Clairmarais, le commerçant qui a su prendre des risques à une époque moins faste, ne cache pas que les propositions foisonnent. Leclerc ? Match ? Atac ? Super U ? Intermarché ? « Ce sera de toute façon un magasin de la même catégorie que Champion » qui fera 700 m2 de plus que le « vieux » et qui ne gâtera plus le paysage.
« Clairmarais est en train de devenir un quartier super agréable à vivre. Sauf qu’en ce moment, on a un peu trop de trafic automobile rue de Courcelles à cause des travaux du tram », estime Christian qui revient d’une partie de tennis au club du quartier. « Je trouve qu’il manque d’espaces verts mais c’est déjà épatant d’avoir des terrains de sport en libre accès pour les jeunes », juge Delphine, maman de trois enfants.
Deux nouvelles résidences
« Il faudrait aussi pourvoir embellir la grosse tour. C’est bien pour ses habitants de ne pas l’avoir démolie mais elle n’est pas très jolie par rapport à tous les nouveaux logements. » Justement Reims Habitat a prévu des travaux d’envergure. Dès cette année, la rénovation complète de la tour devrait débuter et ce n’est pas tout : « Tout le secteur va être résidentialisé avec la création de jardins, la pose de nouveaux éclairages, la création de places de parking. » Ceci en plus d’un ravalement dans les règles et la réhabilitation des communs avec mise sous vidéosurveillance.
« Nous allons aussi construire deux nouvelles résidences à l’emplacement de l’ex-foyer Arpej aujourd’hui démoli ». Elles seront baptisées résidence Alexandre et résidence Demoiselle de Courcelles. Plus chic, on fait pas.
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Les petits ratés de La Poste
Énervé Philippe. « Ils laissent un avis de passage dans la boîte aux lettres mais ne prennent même pas la peine d'écrire l'adresse du bureau où aller chercher le courrier. » Il est seulement mentionné Clairmarais sur l'avis : « Après, faut deviner où ça se trouve. J'ai eu beau regarder sur internet, les Pages Jaunes, rien trouvé. C'est finalement en téléphonant à l'agence de Stalingrad qu'on a pu avoir le nom de la rue. » Nouvelle déception pour Philippe quand il arrive enfin au bout de la rue du Mont d'Arène : la toute nouvelle poste Clairmarais, contrairement à celle de Zola, n'ouvre pas le lundi matin : « C'est aberrant et il n'y a même pas une boîte pour déposer le courrier ! »
Ils sont nombreux à arriver devant le rideau fermé. Certains, incrédules, cherchent même une autre entrée. Marie-Christine fait partie des piégés : « Bon, bah je vais reprendre la voiture et aller au Boulingrin. » À condition de trouver à se garer. À Clairmarais, c'est le Champion qui sert de parking : « Ils auraient dû être obligés de prévoir un parking. J'en suis réduit à faire la chasse au personnel de La Poste pour qu'il ne se gare pas toute la journée autour de mon magasin », grogne le patron de Champion. « Si mes clients ne peuvent plus se garer, ils iront ailleurs. »
Dominique, lui, ne sait plus où aller chercher ses colis. Un jour, il reçoit un avis qui l'envoie au Boulingrin, puis un autre jour un avis qui le rattache à Clairmarais et enfin un troisième avis qui le renvoie au Boulingrin : « Faut avoir du temps à perdre… »
Ce sont les ratés de la mise en service. Cela n'empêche pas les habitants de Clairmarais d'être contents de leur nouveau bureau. Sonia Hochart s'en réjouit : « Moi qui fréquente beaucoup La Poste, ça me change la vie ! »
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