Publié le samedi 16 janvier 2010 - Vu 12 fois
Incertitude et impatience. Voilà ce qui dominait hier matin à l'ouverture des élections pour le renouvellement complet du conseil d'administration du Syndicat général des vignerons. Les résultats seront-ils à la hauteur de l'enjeu ? Les nouveaux candidats vont-ils trouver leur place ? Le nouveau visage du conseil d'administration saura-t-il satisfaire tout le monde ?
Car il fallait à la fois faire la place à de nouveaux venus (« nous avons besoin de chair fraîche », dira même un candidat pendant sa profession de foi), sans pour autant vider le conseil de l'expérience et des connaissances des « anciens ». Ici et là, il se murmurait qu'un taux de renouvellement à 50 % serait idéal. Le SGV n'accueillera finalement pas autant de nouvelles têtes parmi ses administrateurs cette fois-ci, même si le coup de neuf est tout de même là.
Au final, un peu plus de 62 % d'anciens composeront le nouveau conseil démissionné à l'issue de l'assemblée générale extraordinaire du 22 décembre à Épernay.
Surprise, surprise
Mais lorsque les premières régions ont commencé à voter hier matin, bien malin qui aurait pu deviner ceux qui pouvaient être reconduits - ou sanctionnés - par leurs pairs. La Côte des blancs a mis fin à ces interrogations en fin de matinée. Patrick Le brun, le président du syndicat révoqué par le conseil fin novembre, a été réélu au premier tour, à l'instar de son proche compagnon de travail, Jean-Pierre Launois, qui a fait consensus dans les urnes. « Ce qui me fait surtout plaisir, c'est d'avoir été bien élu, indique-t-il. Maintenant, je veux qu'on élise un président avec une bonne équipe derrière. J'avais pris les dossiers à bras-le-corps, tous ne le faisaient pas dans l'ancien bureau… » On notera par ailleurs l'arrivée (dès le premier tour lui aussi) de Denis Varnier, un nouveau venu à l'esprit réformateur.
Dans la Grande Montagne de Reims, Yves Couvreur, le premier à avoir proposé sa démission à l'issue du conseil d'administration lors duquel une centaine de vignerons étaient venus demander des comptes mi-décembre, a également été réélu au premier tour. De même que Rémi Durand, l'ancien secrétaire général, dans la région Congy-Sézanne-Vitry. Dans la Vallée de la Marne, fief de Jean-Mary Tarlant (qui n'était pas candidat), c'est Maxime Toubard qui a cristallisé l'attention et de nombreux votes. Pierre Cheval, ancien administrateur qui ne s'était pas représenté en juillet dernier, fait lui aussi son retour. Dans la Grande Vallée aussi, on remarque l'arrivée de Daniel Étienne, un vigneron de Cumières qui avait pris la parole à plusieurs reprises lors de la récente assemblée générale pour tenter de raisonner les administrateurs en place et les convaincre de démissionner.
De la sérénité
Et puis il y a les autres. Ceux que l'on ne reverra pas tout de suite au sein de ce conseil d'administration renouvelé. Citons par exemple Pascal L'Hoste, figure emblématique et membre du bureau à la double carte professionnelle. Mais aussi Gilles Blin, qui avait lu une longue tirade visant l'ancien président Le Brun à la tribune lors de l'AG. Ou encore Henri Quénardel, François Pierson et Rémi Legras.
Au total, ce sont donc 17 nouvelles têtes qui feront leur entrée au conseil d'administration du SGV, sur les 45 élus hier. Reste à voir comment tout ce petit monde parviendra à s'entendre et à travailler. « Il faut que le syndicat retrouve sa sérénité. » Voilà ce que l'on pouvait entendre dans la majorité des professions de foi exprimées par les candidats dans la Côte des blancs et la Vallée de la Marne. Deux régions « tendues » où le directeur par intérim, François Alvoet, avait décidé de superviser le vote. Deux régions, deux camps, où, à l'évidence, la sérénité n'était pas encore revenue.
Julienne GUIHARD-AUGENDRE
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez