Publié le lundi 16 mars 2009 à 01H00 - Vu 271 fois
Jean-Paul Bachy a profité de sa visite de l'établissement pour s'essayer à la taille d'ardoise.
DEPUIS sa naissance, en 1969, le centre de formation d'apprentis du bâtiment a toujours dû squatter différents établissements, le dernier en date étant bien sûr le lycée Armand-Malaise. C'est dire si Pascal Goin, le directeur par intérim du futur CFA de Poix-Terron, apprécie d'avoir enfin un équipement qui soit entièrement dévolu aux apprentis. « Vous êtes ici chez vous », a-t-il confié aux premiers jeunes accueillis dans un internat (ici, on préfère le mot hébergement) qui compte 89 lits en chambres triples ou individuelles. Car pour l'instant, seul l'hébergement est opérationnel. Le centre, en effet, n'ouvrira officiellement ses portes qu'à la rentrée prochaine. Une première rentrée pour laquelle 480 jeunes sont attendus. Peut-être même davantage si les formations en travaux publics (construction de routes, conduite d'engins, canalisations) sont mises en place. Un recrutement franco-belge Car c'est là ce qui fait toute la spécificité de ce CFA, comme l'a rappelé le président du conseil régional en visitant l'établissement samedi après-midi. « Ce CFA est le premier en France à proposer à la fois un apprentissage dans les métiers du bâtiment et dans ceux des travaux publics », a ainsi souligné Jean-Paul Bachy. A terme, l'établissement sera en mesure d'accueillir jusqu'à 850 jeunes. « Ce CFA a vocation à répondre aux besoins des entreprises de la partie nord de la région mais il aura aussi un recrutement beaucoup plus large, notamment avec la Wallonie », précise le président Bachy. Raison pour laquelle le Feder a soutenu le projet en le finançant à hauteur d'un tiers, les deux autres tiers étant apportés par le conseil régional et le comité de concertation et de coordination de l'apprentissage. Le chantier, confié au cabinet d'architectes rémois Lingat, a démarré il y a deux ans et représente un coût total de 14,5 millions d'euros. Outre l'hébergement, le bâtiment comprend différents ateliers et salles de cours, une cafétéria de 120 couverts, un amphithéâtre et un centre de ressources et d'auto-formation. Un accent tout particulier a été mis sur la qualité de l'accueil. « Nous n'avons pas mégoté sur la qualité des moyens pédagogiques et sur les conditions d'accueil », confirme Jean-Paul Bachy. « L'apprentissage n'est pas un enseignement bas de gamme. Il correspond à des secteurs où il y a des besoins d'emplois. En Champagne-Ardenne, nous avons fait progresser le nombre d'apprentis au cours de ces trois dernières années ». Les professionnels présents samedi lors de la journée portes ouvertes, confirment de leur côté que la pyramide des âges les oblige à renouveler régulièrement leur personnel. D'où leur intérêt pour ce nouvel équipement. « Aujourd'hui, on a eu deux types de visiteurs : les jeunes et les entreprises », faisait d'ailleurs observer Pascal Goin samedi soir. « Et ça, c'est important de le souligner ». Bernard Giraud
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