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Certaines enseignes n'en veulent plus / Peut-on vous refuser un chèque ?

Publié le mardi 09 février 2010 - Vu 319 fois


Beaucoup de pompistes refusent désormais les chèques.

Beaucoup de pompistes refusent désormais les chèques.

Jean-Marie CHAMPAGNE


SUR la pompe de la station de Carrefour Market, dans le quartier Montreuil, un panneau indique que les chèques hors département ne sont plus acceptés. Le client est prévenu. Il a intérêt à disposer d'une carte bancaire ou de liquide s'il veut faire le plein.



On fait attention




« Nous avons eu beaucoup de problèmes avec les chèques », explique le caissier qui n'exclut pas que tous les chèques, même ceux des Axonais, soient bannis dans le futur.

Les pompistes, tout comme les buralistes, sont d'autant plus méfiants qu'ils ont peu de bénéfice sur le carburant ou le tabac. Ils ne tiennent pas à tout perdre. Pourtant, Mohamed Kasmi, à la station Total, n'oppose pas toujours un refus catégorique. « Quand on connaît le client et qu'il a toujours payé par chèque, on a tendance à accepter. Sinon, on fait attention. En 2004, par exemple, on a beaucoup perdu avec des chèques impayés, une somme de l'ordre de 1 800 euros. Alors, on fait plus attention. Parfois, les gens ont simplement des petits soucis temporaires et les choses s'arrangent. Une fois par exemple, on a eu un chèque en bois avec un client qui habitait dans le sud de la France. On lui a écrit. Il nous a renvoyé un chèque. »

Certains restaurateurs craignent aussi les chèques sans provisions… Ce qui peut s'avérer désagréable pour le client déjà assis et affamé. Mais là encore, en général, cela se discute. En revanche, dans la restauration rapide, le refus est net et catégorique. Et c'est la même chose pour la plupart des franchisés. Comme en témoigne un client sur un site Internet : « Samedi midi, Mac drive de Laon: cinq bonnes minutes de queue. Je commande un menu et un Big mac, j'arrive à la caisse je sors un chèque. Refus du mode de paiement. Je n'avais pas de liquide sur moi et je venais de me faire avaler ma carte bancaire. Je précise que je n'ai rien d'autre pour payer. Et bien je suis repartie sans rien, après avoir passé 10 minutes dans ma voiture et fait 5 kilomètres. »



Une relation de confiance




Les grandes enseignes sont de plus en plus nombreuses à prendre les mêmes dispositions. En revanche, du côté des petits commerçants, ce n'est pas la même chose. « Je ne connais personne dans la rue Eugène-Leduc qui refuse les chèques », indique Clarisse Lemoine, présidente de l'association « Espace commercial de Vaux ».

Dans les petits commerces de proximité, les clients sont souvent des personnes connues et fidèles. « Nous avons très peu de problèmes, il y a une relation de confiance. Nous sommes là pour apporter un service, pour offrir le maximum de possibilités aux clients ».



M.-C.L.

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MANSA

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09/02/2010 à 11h21 | 1

Ce qui est le plus choquant, c'est que ce sont les lieux où le risque de piratage de la carte de crédit est le plus élevé, où les secteurs où les emplois non déclarés (et donc payés le plus souvent en liquide) sont les plus nombreux que l'on refuse le plus souvent le paiement par chèques...
C'est d'autant plus curieux qu'à côté du risque d'impayés, certes élevés, il existe une possibilité pour les intéressés de déduire ces montants de leurs revenus par le biais de déductions.

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