Publié le lundi 01 février 2010 - Vu 125 fois
La visite décennale doit débuter en mai et durer cent jours.
Angel Garcia - l'Union de Reims
LA centrale nucléaire de Chooz a attendu la fin janvier pour présenter ses vœux. L'employeur le plus important de la Pointe (736 agents) s'est fait désirer mais il annonce quand même de belles perspectives pour 2010.
Cette année, le point d'orgue de la vie de l'entreprise sera la visite décennale. « On monte en pression très fort tous les différents circuits de l'ensemble du réacteur, on contrôle la cuve pour vérifier », explique Olivier Lamarre, directeur du centre nucléaire de production d'électricité de Chooz (CNPE).
Cette opération de maintenance concerne la partie nucléaire mais aussi non-nucléaire de la centrale. Sont concernés le gros matériel de sûreté mais aussi les transformateurs. « On va changer les trois pôles des transformateurs. Un pôle est déjà arrivé, les deux autres vont arriver », détaille le directeur du site.
À la fin de la visite décennale, l'Autorité de sûreté nucléaire donnera ou non l'autorisation de fonctionner au CNPE.
La visite décennale est une opération qui coûte plusieurs dizaines de millions d'euros. Le directeur ne souhaite pas évoquer le montant exact à cause de la concurrence. Les retombées économiques seront importantes - emploi local, logement, nourriture - puisque jusque 2.000 prestataires œuvreront sur le site.
La visite décennale débutera en mai et durera cent jours.
La production demeure également un objectif essentiel pour 2010. « Notre grand enjeu est de bien réussir notre arrêt de tranche de l'unité 1 en mai et le simple rechargement du combustible de la tranche 2 en octobre », souligne M. Lamarre.
Lifting depuis 2009
Par ailleurs, le site subit actuellement un lifting pour regagner un aspect neuf, « comme au premier jour ». Pour ce faire, quatre millions y ont été injectés depuis 2009. Et fin 2010, la division production nucléaire d'EDF donnera sa note à Chooz. En 2008, l'entreprise a obtenu le niveau « satisfaisant », elle vise cette année la mention « bon ».
Le cahier des charges attaché à l'échelle internationale de la World association of nuclear operators (l'association mondiale des centrales nucléaires) est très pointilleux. Travaux de peinture, étiquettage - comme poser des étiquettes comportant leurs noms sur des machines-colisage… Une vingtaine de peintres sont parmi les nombreux ouvriers de ce vaste chantier. Par ailleurs, les agents suivent un programme pour se sentir les maîtres des lieux. « Comme les maîtres de maison à se sentir propriétaires de l'entreprise », compare M. Lamarre.
La centrale est tout de même une bien grande maison de 200 hectares.
Arlyne JEANNOT
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