Bogny-sur-Meuse / Social Cinq licenciements prévus chez Cousin-et-Malicet

Publié le samedi 04 juillet 2009

Filiale du groupe nordiste Beck-Crespel dont le siège social est à Armentières, la SA Cousin-et-Malicet connaît actuellement une baisse de son chiffre d'affaires (31,6 %). Ce qui va obliger la direction du groupe à présenter aux 23 salariés de cette PME un projet de réduction du personnel. Une réunion d'information est prévue à cet effet, lundi, avec les délégués du personnel. Cinq salariés sont menacés de licenciement.
Pourtant, en début d'année, sous la houlette de Karine Charbonnier, la société Cousin-et-Malicet avait diversifié ses activités traditionnelles en se lançant dans le décolletage et la fourniture d'ébauche d'écrous spéciaux.
« On a effectivement essayé de repositionner l'entreprise en investissant dans une presse pour fabriquer des écrous de plus gros diamètres et dans un four électrique pour réaliser des économies d'énergie. Mais on a été rattrapé par la crise » confirme la Pdg.
Trouver une autre solution
La forte baisse d'activité dans la pétrochimie et la concurrence accrue des produits asiatiques ont handicapé l'entreprise. En dépit des efforts pour pérenniser l'outil de travail et l'emploi, la PME du quartier de Château-Regnault n'a pu enrayer les difficultés économiques du moment.
Le recours au chômage partiel instauré depuis quelques mois n'a pas suffi pour redresser la situation. En plus, la société Cousin-et-Malicet a été touchée par une panne de forge qui l'a paralysée plusieurs semaines.
Hier, la CFDT a fait savoir qu'elle refusait ces cinq licenciements.
« Pas question d'accepter cette décision sans avoir au préalable étudié toutes les mesures de substitution. Y compris la convention d'activité partielle de longue durée qui permet de porter l'indemnisation du chômage partiel à 75 % du salaire brut ».
C'est d'ailleurs avec cette optique en tête que les représentants du personnel de l'entreprise iront à la Direction départementale du travail pour explorer cette piste ou en trouver d'autres. Pour éviter les suppressions d'emplois.
« L'entreprise est viable. Et malgré la mauvaise passe qu'elle traverse, on ne peut accepter l'adoption d'un tel dégraissage comme unique solution aux difficultés qui la minent. Il faut mettre en place tous les moyens nécessaires à la préservation de l'emploi. Soit en prolongeant le chômage partiel soit en passant par le volontariat » estime Claude Choquet.
« Je tiens à rassurer les gens en affirmant qu'on a toujours une mission à long terme sur ce site » conclut Karine Charbonnier en précisant qu'elle a récemment proposé l'annualisation du temps de travail. Mais sans réussite auprès du personnel…

Pascal REMY

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