Publié le mardi 19 janvier 2010 - Vu 126 fois
Didier Adam : « Nous conservons nos marchés de proximité ». Remi Wafflart
Remi WAFFLART
Le mariage s'est conclu en quelques semaines. La preuve que le groupe Fayat -qui lui passe la bague au doigt- et la société Cari Thouraud- sa nouvelle filiale- étaient faits pour s'entendre. Mais comme dans les couples modernes, Cari conserve sa part d'autonomie. « Et nos marchés de proximité », insiste Didier Adam, directeur du secteur Nord-Est, basé à Reims. « Il nous fallait atteindre une taille critique pour accéder à des marchés qui ont des volumes de plus en plus importants. » De l'ordre de plusieurs dizaines de millions, comme pour les lycées lorrains (un lot à 40 millions). Ou le stade de Nice (80 M€), qui intéressera la maison mère de Cari. Les garanties de financement demandées supposaient d'entrer dans la cour des grands du bâtiment. Quatrième entreprise française de BTP dans le classement du Moniteur, le groupe Fayat était le partenaire d'autant plus rêvé qu'il partage la même culture d'entreprise indépendante. « Fayat est un groupe bordelais employant 16 000 personnes, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 2,8 milliards en 2008 », résume Didier Adam. « Il est davantage tourné vers le matériel de BTP. Nous lui apportons notre activité bâtiment ». Cette complémentarité va pouvoir s'exercer sur l'ensemble du territoire, Cari s'étant réparti le Sud depuis Nice, et le Nord-est depuis Reims où la direction régionale coiffe 500 personnes. Avec des agences à Metz, Séclin et Créteil.
Compétences élargies
Restée mieux connue sous l'enseigne Thouraud, du nom de l'un de ses deux fondateurs, la direction rémoise ouvre donc un nouveau chapitre de son histoire. Laquelle fut marquée par l'épisode anglais Carillion, avant que les cadres décident de racheter la société.
De l'hôpital de Sainte-Ménehould à l'extension du lycée Arago, en passant par la rénovation de logements sociaux, ou encore le centre d'entraînement militaire de Sissonne, Cari est présent sur de nombreux chantiers de bâtiments et de génie civil. Avec une cellule dédiée au sein du groupe, le développement durable est devenu un axe fort pour l'avenir.
« Nous développons les partenariats public-privé. Nos marchés nous ont amenés à pratiquer une plus large polyvalence, de la conception à la réalisation, en intégrant le financement et la maintenance », explique le directeur régional. Ces compétences élargies ont permis à Cari de traverser l'année 2009 sans encombre. Entre temps d'études et réalisations décalées, 2010 s'annonce plus compliquée.
Dominique Herbemont
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