Publié le mardi 15 septembre 2009 à 01H00 - Vu 7 fois
Hier, la cour d'appel de Reims a confirmé l'annulation du plan social que le groupe Trèves voulait appliquer à la PTPM et ses 130 salariés.
Cette décision donne un sursis, de « deux ou trois mois aux salariés », a expliqué leur avocate Caroline Substelny.
Cette décision ne sauve pas la PTPM. « Le délibéré de la cour d'appel ne remet pas en cause le projet de réorganisation », annonce Trèves dans un communiqué. Mais le groupe va devoir refaire son plan social et « proposer mieux » aux 130 personnes qu'il envisage de licencier.
Délocalisation
En cette situation de crise, l'équipementier automobile a choisi de communiquer par l'intermédiaire de Catherine Desgrandchamps, porte-parole du groupe, et Stéphane Charre, directeur de la PTPM. Le dirigeant a rappelé les difficultés structurelles de la PTPM et ses coûts de productions trop élevés, mais il a aussi affirmé que suite à l'annonce de la restructuration, « l'usine d'Aÿ n'a plus eu les moyens de satisfaire les commandes ».
Alors qu'aujourd'hui l'usine tourne à « 40 % de ses capacités, Trèves a confié une partie de ces commandes à d'autres sites en Espagne et au Portugal ».
Des sites qui devraient hériter de l'activité de laminage de l'usine d'Aÿ, « pour produire moins cher et plus près des clients d'Europe du Sud et du Maghreb ».
Sans employer le terme, Trèves, par la bouche de Stéphane Charre, a admis procéder à une délocalisation.
R.H.
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