Publié le mardi 12 janvier 2010 - Vu 12 fois
L'année écoulée s'est terminée de façon moins catastrophique que redouté pour les valeurs boursières régionales. À l'instar du champagne, où les maisons ayant une offre diversifiée ont pu s'aligner sur la demande de premiers prix en fin d'année. A l'inverse de marques « premium » plus sélectives, remarque-t-on au CiVC. Mais les pertes enregistrées, ne sont pas forcément l'apanage des maisons les moins bien gérées, laisse entendre David Menival, professeur à la chaire champagne de RMS. « Ce sont celles qui peuvent avoir le moins déstocké à prix bas. » Et se retrouver paradoxalement en état de fragilité. Du moins à court terme. « Tout est une question de confiance sur la revalorisation des stocks, commente globalement David Menival. Ceux qui n'y croient pas revendent des actions. »
Attentisme pour Exel
De son côté, Reims aviation, placée sous l'aile de GECI International, connaît une introduction en bourse positive depuis 2008 (Alternext-Nyse). La part du groupe devrait monter à 94,86 % (59,1 % actuellement) à la faveur d'un apport d'actifs de la filiale Sky Aircraft (Skylander). Pas de transfert d'activités, mais une seule entité juridique à Reims, sous la nouvelle dénomination, dès le premier trimestre, de GECI Aviation Industries.
Chez Exel, leader de la pulvérisation, on s'attend à une stabilisation, voire « un frémissement », en 2010 sur le volet industriel, après une année au plus bas.
La tendance s'annonce plutôt inverse sur la partie agricole. Après une bonne année 2009, la baisse des prix des céréales, l'attentisme avant la réforme de la Pac et les marchés des pays de l'Est en chute se conjuguent pour augurer une baisse d'activité. Mais la période des prises de commandes est loin d'être terminée.
Pour Mondial Pêche, en plan de sauvegarde depuis fin 2008, le bouchon plonge. « Mais nous n'avons que 7 % d'actions flottantes. C'est une petite capitalisation », remarque le PDG, Philippe Vignon. « Le marché de la pêche de loisirs est en croissance. Seulement, la valeur du panier moyen est en baisse. »
L'envolée de Finaxo
Plus significative est la belle envolée de Finaxo, valeur montante régionale. Pascal Colignon, qui dirige cette société de gazéification à Fismes, parle de « correction. Après des hauts et des bas injustifiés, l'année 2009 a rétabli notre valeur réelle ».
L'attribution d'une subvention européenne de 200 000 € est venue donner du crédit supplémentaire à cette PME, qui a décroché deux beaux contrats au dernier salon Pollutec.
Dominique Herbemont
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