Publié le lundi 26 janvier 2009 à 01H00 - Vu 38 fois
La situation des gisements champenois exploités par Lundin et des zones de recherche.
Redaction
MONTMIRAIL, ton univers impitoyable. Sur la route de Morsains------, au siège de la société Lundin, principal exploitant du pétrole marnais, les années se suivent et ne se ressemblent pas. Mais l'optimisme demeure de mise. En 2008, avec un baril très cher, l'extraction du pétrole, à Montmirail comme ailleurs, s'est transformée en pêche miraculeuse. 2008 la meilleure année « L'année 2008 a été excellente, la meilleure que l'on ait jamais faite », se félicite Gilbert Michaud, directeur du site Montmiraillais qui fournit 13 % de la production française de brut et exploite 160 puits dans la région. Et pour cause, le cours du baril a débuté l'année 2008 au-dessus des 60 dollars pour culminer durant l'été à 150 dollars, un niveau jamais atteint. Aujourd'hui, le soufflet, comme le prix du baril, est retombé : Il tourne autour de 40 dollars. 30 millions d'investissements Fini le coup de chaud. Il n'en reste pas moins que le directeur de Lundin estime que la hausse du prix du baril en 2008 a été une sacrée bouffée d'oxygène pour les industries pétrolières. « Le pétrole est resté trop bon marché trop longtemps, personne n'investissait et se contentait d'exploiter les gisements existants, mais il faut faire face à la demande, qui augmente. » Durant cette très bonne année, Lundin France a engagé pas mal de fonds. Pour investir. « L'année dernière, nous avons investi à hauteur de 30 millions d'euros, en 2009, ce sera huit millions », indique Gilbert Michaud, qui a pour objectif, « de maintenir le niveau de production sur des puits vieillissants, ce qu'on arrive à faire depuis neuf ans. » Pour résumer, plus un puits est exploité depuis longtemps, plus il est difficile d'en tirer du pétrole. Gilbert Michaud insiste : « Le maintien de la production, c'est le maintient des 49 salariés permanents du site. » Mais racler les fonds de puits, cela demande de moyens. Au moins deux décennies de réserves « Ce qu'on exploite, on le fait à fond », explique Gilbert Michaud, en injectant de l'eau ou du gaz dans les roches afin d'y faire « remonter » l'huile. La manne découlant de la hausse du cours du baril a donné un coup de fouet à la recherche de nouveaux gisements. « Nous prévoyons de commencer l'exploitation de 30 nouveaux puits entre 2010 et 2013 », indique Gilbert Michaud. La plupart se situent en Champagne. Des zones d'explorations ont été définies. Des forages ont été faits pour voir. Pas facile, et coûteux. A ce jour, la société pétrolière en est au stade des dossiers d'autorisation pour forer à certains endroits. Et les forages faits en 2008 seront testés cette année. « C'est le travail principal de 2009 », ajoute le directeur, qui se montre confiant quant à l'avenir du pétrole champenois, qui selon lui, n'a pas fini de remplir des réservoirs de voitures. « Nous avons 20 ans de production constante devant nous, affirme-t-il. Je n'ai pas d'inquiétude pour les prochaines années, les jeunes qui se forment chez nous pour entrer dans le métier pourront faire toute leur carrière dans le pétrole. » Guillaume Tallon
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