Publié le jeudi 19 février 2009 à 01H00 - Vu 44 fois
LE projet d'agrandissement est, comme les machines qui sortent de l'usine Fertonne, dans les rangs. Il devrait être achevé, si tout va bien, à la fin de l'été. Avec 30 embauches à la clé.
Par la voix de son directeur général, Bertrand Pignolet, le fabricant de tracteurs-emjambeurs et machines à pulvérisation se montre aussi confiant que pressé.
Le projet d'extension doit être sorti de terre pour le 1er septembre alors que l'appel d'offres n'a pas encore été lancé. N'est-ce pas une réalisation dans la précipitation ?
« C'est un projet qui ne date pas d'hier. Aujourd'hui, nos locaux sont arrivés à saturation. Nous avons atteint un seuil. »
Quels sont les détails techniques de cet agrandissement ?
« Nous doublons la surface de notre atelier assemblage, qui passe de 3.000 m2 à 6.000 m2. Pour cela, nous allons utiliser le terrain qui est situé juste derrière l'usine actuelle et le nouveau bâtiment sera en prolongement.
L'usine, dans son ensemble, passe de 6.000 m2 à 9.000 m2. Dans ce nouvel atelier, nous allons pouvoir installer quatre lignes de production supplémentaires.
Ce nouvel atelier sera desservi par une route qui se trouve derrière l'usine actuelle, ce qui permettra de délester la route située à l'avant, qui est au cœur de Fère-Champenoise, ce qui engendre des nuisances pour les riverains, par exemple, lorsqu'il y a plusieurs camions qui attendent à l'entrée du site le matin. »
De 100 à 130 salariés en un an
Préciculture augmente de 30 % sa surface, et d'autant ses effectifs ?
« Au 31 août 2008, Préciculture comptait 100 salariés. Au 31 août 2009, l'entreprise va employer 130 salariés. En l'espace d'un an, nous allons embaucher 30 personnes en CDI.
Nous avons anticipé ses recrutements, et 15 nouvelles personnes travaillent déjà.
Elles ont été embauchées au cours de l'automne dernier. 15 autres bientôt rejoindre l'entreprise. Le but est que tout le monde soit prêt quand le nouvel atelier sera opérationnel.
Nous n'avons pas de soucis pour trouver des personnes qualifiées et motivées, que nous devons par la suite former. Car les entreprises en progression, dans le département et dans le Sud marnais se font plutôt rares… »
S'agrandir et recruter par temps de crise, n'est-ce pas risqué ?
« L'agriculture va moins mal que les autres secteurs, les hommes doivent se nourrir, donc, nos fondamentaux restent forts. C'est vrai, il y a, en ce moment, un trou d'air, je le reconnais.
Le problème est de savoir combien de temps va durer ce trou d'air. Mais ce fléchissement ne remet pas en cause notre expansion, qui est sur les rails.
Ce projet, ce n'est pas une stratégie pour six mois. Il résulte d'une vision à moyen et long terme, à cinq voir dix ans. »
Recueilli par Guillaume Tallon
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Deux millions d'investissement payés par la collectivité
Le projet d'extension de Préciculture, c'est « l'usine relais les accoceras » pour la communauté de communes du Sud Marnais (CCSM). Car c'est bien la CCSM qui porte ce projet.
Montant des travaux : 1,65 million. S'ajoutent d'autres frais (architecte, géomètre, achat du terrain), soit une enveloppe totale de 1,9 million. La totalité est prise en charge par la CCSM.
« Il s'agit d'un crédit-bail, Préciculture va nous payer un loyer, ce sera au final une opération blanche pour la CCSM », explique Roland Boulard, président de la CCSM. Presque deux millions, un gros montant, mais la CCSM ne pouvait pas se payer le luxe de se passer des 30 emplois créés. La CCSM espère obtenir 450.000 euros de subvention au titre de la dotation de développement rural, qui permet de financer des projets de développement économique et bénéficie aux intercommunalités.
L'appel d'offres devrait être lancé d'ici le 26 février, pour des réponses avant le 16 mars. Début de travaux, début avril. Si tout va bien.
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