Publié le mardi 09 février 2010
« L'industrie, c'est difficile, même quand tout va bien »
Karen KUBENA
Ne pas confondre médiation et méditation… Marie-Claude Paganelli ne risque pas l'amalgame. Gérante de la société de parachèvement de pièces de fonderie Chooz Techni Finition (CTF) dans la Pointe des Ardennes, cette ex-DRH de 53 ans a saisi son téléphone en juin dernier dès que l'un de ses deux banquiers lui a refusé un crédit. 0810 00 12 10. Allô ? Le médiateur ?
Case Banque de France, auprès du médiateur départemental. Case Oséo. Case banquiers. Vacances d'août. Case banquier. Case Banque de France… « Il s'est écoulé six mois entre le contact initial avec nos banquiers et les premiers versements », témoigne Marie-Claude Paganelli. « Six mois de galère », lâche-t-elle.
Une course-poursuite qui n'a rien d'un faut départ, pour la patronne de CTF. Avant même d'aller voir ses banquiers pour son « prêt de restructuration », elle avait déjà dû procéder à deux licenciements économiques. En un an, le chiffre d'affaires de la TPI est passé de 700 000 € à 450 000 €.
L'énergie aura fini par payer, et Oséo par cautionner 70 % des prêts. « Nous n'aurions pas réussi sans une telle ténacité, ni sans le précieux travail de la Banque de France. »









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