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[VIDEO] Bref, ils ont rencontré les mecs de Bref

Publié le mardi 17 avril 2012 à 09H08 - Vu 828 fois


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le bonhomme pomme de terre qui apparaît  dans la série. Kyan Khojandi apprécie.

Navo, Dédo, Kyan et Keyvanont dédicacé posters et DVD.


REIMS (Marne) L'enfant du pays, Kyan Khojandi, et ses acolytes de Bref étaient à la Fnac samedi pour promouvoir la sortie du DVD de leur série désormais culte. Une foule de Rémois s'est pressée pour les accueillir.

FNAC de Reims, 15 heures, samedi. On n'est pas dans un Mégastore des Champs-Élysées et pourtant… la foule se presse et joue des coudes pour décrocher la meilleure place. Il y a des jeunes, des collégiens et des plus vieux. Le rendez-vous est dans une heure, mais l'excitation est déjà à son comble. Qui se cache donc derrière le rideau ? Un chanteur ? Un grand acteur de films à succès ? Non. Ces stars-là n'ont pas foulé des kilomètres de tapis rouges. N'ont pas marqué de leur image des centaines de bobines. N'ont pas leur statue de cire au musée Grévin. Enfin, pas encore.
À 16 heures, Emmanuel Poli, de Champagne FM - la radio co-organisait la rencontre -, annonce la couleur. L'équipe de Bref arrive dans le forum. En chair et en os. Les yeux du public, venu en nombre, pétillent. « Il doit y avoir 250 personnes. On n'a jamais vu autant de monde ici », lâche-t-on du côté du magasin. « A part peut-être pour Lara Fabian il y a deux ans. »

« On a tous galéré avec le I ! »
Kyan Khojandi et ses acolytes Keyvan - son frère -, Bruno Muschio alias Navo - co-auteur et co-réalisateur de Bref -, et Dédo - qui joue Julien -, s'installent pour une interview. Ils sont venus faire la promotion de leur DVD réunissant les 40 premiers épisodes de Bref, sorti le 6 mars dernier. Très rapidement, le ton est donné. Avec eux, on laisse son sérieux au vestiaire. Les blagues fusent. Le public en redemande. Kyan sait trouver les mots. Ses références à Reims finissent de conquérir des fans déjà tout acquis à sa cause.

« C'est pas devenu Prison Break, Clemenceau ? » lance-t-il en direction de lycéens. « Je viens de Val-de-Murigny ; les initiales, c'est VDM, ça ne s'invente pas ! » Francs éclats de rire. Kyan, qui avait peur « qu'il n'y ait personne », doit être rassuré. « On a battu Clara Morgane ! » se réjouit-il d'ailleurs, avant de s'adresser à la foule : « Ah ? Tu prends le I ? On a tous galéré avec le I ! Ah, c'est devenu le 5 ? Ils ont changé. Et puis, il y a le tram aussi maintenant. » Kyan est rémois et ça se voit. C'est aussi pour ça que le public est là. « On aime bien la série, depuis le début, confient Louis et Clémentine, 16 ans. C'est ce qui arrive tous les jours, c'est bien fait ! C'est un concept innovant, qui paraît simple mais est super-efficace ! Et puis, comme il est rémois, on est fiers. »

Eugénie, 14 ans, elle, a du mal à retenir ses larmes. Elle est la première de la longue file d'attente qui mène aux autographes. Kyan s'approche, lui explique comment ça va se passer. Il est comme ça, Kyan. Accessible, naturel, simple. Comme son personnage, un héros ordinaire. Eugénie perd pied. « Je t'ai en fond d'écran. C'est mon plus beau jour. Je vais pleurer ! » Kyan tempère : « Je ne suis pas Justin Bieber pourtant ! » « Ah non, t'es mieux ! » explose l'adolescente. Un peu plus loin, une jeune femme arbore un tee-shirt floqué tout spécialement à l'effigie de Bref. L'équipe apprécie, tandis que les répliques de la série résonnent dans la salle. Comme des échos au succès incroyable de cette série désormais culte.

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« J’ai insisté pour venir à Reims »

Cette rencontre avec le public, ici à Reims, a-t-elle une saveur particulière ?
« Oui ! J’ai insisté pour venir. Je n’oublie pas Reims. C’est ici que j’ai commencé. En plus, je me suis rendu compte que les gens réagissaient beaucoup aux références rémoises ! Il y a eu l’allusion à Clemenceau. Puis les bouchons de champagne…
Cette rencontre à la Fnac est symbolique. Quand t’es gamin, que t’as pas d’argent, c’est là que tu traînes ! J’ai passé beaucoup trop de temps ici sans acheter de trucs… C’est aussi ici que je donnais le plus de rendez-vous !
J’ai besoin de ces rencontres avec le public. J’aime les gens. Je peux m’arrêter sur un banc et discuter avec un mec pendant une heure. Et puis, c’est l’occasion de sortir du studio. Encore hier soir (vendredi, NDLR), on a fini de travailler à 4 heures du matin. Levés 10 heures. Puis on a mangé, avec toute l’équipe, chez mes parents à Reims ce midi. Et nous voilà. J’avais peur qu’il n’y ait personne… »

Vous travaillez beaucoup donc. Combien de temps faut-il pour boucler un épisode… si bref ?
« De l’écriture au montage en passant par la préparation et le tournage, il faut six à huit jours de travail. »

Ça va continuer ? Avez-vous signé avec Canal + pour une nouvelle saison ?
« On est jusqu’à fin juin à l’antenne. Après, on ne sait pas. L’envie vient de nous aussi. Est-ce qu’on aura encore des choses à dire ? Aujourd’hui, on se force à se renouveler. En revanche, on vient de signer avec Lagardère qui va vendre le programme à l’étranger. Bientôt Bref dans le monde entier ! »

Le succès de la série vous a-t-il ouvert des portes ?
« Oui, je suis sollicité par le monde du cinéma. J’ai un agent maintenant. Je reçois pas mal d’offres… »

À quand un Bref version long-métrage ?
« C’est une bonne idée ! Mais il faut que ça nous amuse. On est des gamins ! Et puis un film, c’est 3 à 5 ans dans une vie. Ce n’est pas rien… »
Propos recueillis par M.D.

Marion DARDARD
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luludelamarne

17/04/2012 à 22h37

'tain moi aussi je prenais le I ! moi aussi j'habitais à VDM ! et j'ai aussi 30 ans ;)

bonne route pour la suite à toute l'équipe

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