Publié le mercredi 08 février 2012 à 12H00 - Vu 124 fois
Un film d'animation de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie avec Thierry Frémont, Simon Abkarian et Max Renaudin.
Au programme cette semaine, deux films à voir selon notre critique Fabrice Littamé. Le film d'animation Zarafa et La Taupe, un film traitant de l'espionnage.
Zarafa (deux étoiles) / Un émerveillement
Jeune réalisateur prometteur qui a notamment signé « Le Premier Jour du reste de ta vie », Rémi Bezançon s'attelle pour la première fois au cinéma d'animation avec « Zarafa ».
L'histoire, qu'il a lui-même écrite voici quelques années avec Alexander Abela, s'attache à un petit Africain qui prend sous son aile un girafon sur lequel il a promis à sa mère de veiller au moment de l'agonie de celle-ci.
Lorsque le jeune animal est capturé et envoyé par le pacha d'Égypte au roi français Charles X en 1826, il l'accompagne pour tenter de le délivrer de son triste sort.
Ce joli film est mené comme un road-movie initiatique pour les héros qui, par cette expérience, passent de l'enfance à la vie adulte. Mais s'il est enrichi par une dimension philosophique, voire religieuse avec cette vision de temples égyptiens mais surtout une référence à la réincarnation à travers le bouddhisme, il reste avant tout un chatoiement pour les yeux à prendre au premier degré.
Rapportée par un griot qui l'enracine dans le genre du conte, l'intrigue est orchestrée tambour battant avec quelques scènes d'action très enlevées. Elle se déploie dans l'écrin d'une réalisation soignée.
Entre les infinis paysages désertiques et les tableaux urbains, dans la nudité de l'espace et la richesse du détail, les images en 2D se révèlent splendides par les couleurs comme par la finesse du trait qui rappelle le coup de crayon d'Honoré Daumier et la peinture orientaliste. Très expressifs jusqu'à une ressemblance avec les comédiens qui apportent leur voix, les visages ont été dessinés avec le sens ironique de la caricature, comme en témoigne la satire de la cour française.
Le travail sur le son plonge enfin le spectateur dans une ambiance au cœur du désert comme au milieu de la jungle urbaine. Sur tous les plans, « Zarafa » suscite un émerveillement de tous les instants.
Zarafa - Bande Annonce par publikart
Durée : 1 h 18. À Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Chauny, Épernay, Hirson, Laon,Reims multiplexe, Reims Opéra, Saint-Quentin et Soissons.
La Taupe (deux étoiles) / L'espionnage dans une galerie royale
« La Taupe » plonge en 1973 au cœur de la guerre froide. Adaptée d'un roman de John Le Carré, l'histoire relate comment un membre des services secrets britanniques recherche dans ses rangs un agent double qui transmet des informations à l'Est.
Dans ce film, le réalisateur suédois, Tomas Alfredson, a privilégié la dimension psychologique au détriment de l'action. Pour l'une des seules séquences mouvementées, dans le préambule avant qu'elle ne revienne comme un leitmotiv par la suite, sa caméra s'attarde par exemple sur les visages des spectateurs d'un piège qui a été tendu à un espion britannique dans la rue en Hongrie.
Le cinéaste sait créer une ambiance mystérieuse. Avec la trame romanesque dont il s'est inspiré, se glissant dans les rouages d'une organisation de l'ombre, il en a suggéré l'atmosphère fétide et frelatée à travers les mensonges, les non-dits, les duplicités des individus.
Même si elle explore un tel milieu fermé ou si elle est drapée de symboles avec l'utilisation de pions sur un échiquier évoquant les différents protagonistes de l'affaire, sa mise en scène n'en reste pas moins alerte quand il mène de front plusieurs scènes ou quand il remonte dans le passé en reconstruisant le puzzle de la vérité avec des morceaux épars. Le procédé apporte du rythme à sa réalisation tout en entretenant un suspense qui ne faiblit pas pendant plus de deux heures.
Le jeu des acteurs contribue amplement à maintenir l'intérêt dans un scénario qui ressemble à une pièce de théâtre dans son huis clos des sentiments.
Au sein d'une brillante distribution entre John Hurt et Colin Firth, toujours admirables, Gary Oldman incarne avec sobriété un enquêteur qui conserve sa placidité devant des collègues ambigus et une vie personnelle tourmentée. « La taupe » a creusé une galerie royale pour le genre cinématographique de l'espionnage.
La Taupe: Bande annonce from IVOX on Vimeo.
Durée : 2 h 07. À Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Épernay, Reims multiplexe et Reims Opéra.
Star Wars : Episode 1 : La menace fantôme (3D)
Un film de science-fiction de George Lucas avec Liam Neeson et Ewan McGregor. Il y a bien longtemps, dans une galaxietrès lointaine, la Fédération du Commerce impose par la force la taxation des routes commerciales à la pacifique planète Naboo. Les chevaliers Jedi Qui-Gon Jinn et Obi-Wan Kenobi sont envoyés sur place.
Durée : 2 h 13. À Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Laon, Reims Gaumont, Reims multiplexe, Saint-Quentin et Soissons.
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