Publié le samedi 02 juin 2007 à 01H00
Un vrai défi pour Valérie Seine.
LUCIE LEFEBVRE
LA robe, OK. La pièce montée, OK. Le traiteur, c’est fait. Les fleurs ? Oups, oublié ! Et le pire, c’est qu’on se rend souvent compte d’un oubli de taille à quelques jours seulement de son mariage. Pour éviter les imprévus de ce genre et surtout aborder les préparatifs de cette journée inoubliable le plus calmement possible, la société de consommation a inventé un métier fabuleux : organisatrice de mariage. Telle une petite fée, elle se penche sur le berceau de votre union et en deux ou trois coups de baguette magique, gère cette journée et ses préparatifs dans les moindres détails.
« Même si on me demande la lune, je dois le faire ». Ou au moins, elle fera tout son possible… Si Valérie Seine ne recule devant rien, c’est parce qu’elle veut convaincre de l’utilité de son nouveau métier.
Aux États-Unis, il ne se passe pas un mariage sans wedding planner, ces professionnelles au carnet d’adresses aussi rempli qu’une garde-robe de milliardaire.
En France, il n’existe encore que quelques agences, surtout à Paris. Elle, a choisi Saint-Quentin, tout simplement parce qu’elle en est originaire. « C’est un double défi que je me lance puisque cette activité se développe seulement et en plus, je n’ai pas opté pour un secteur où ce métier est déjà connu ».
Cette ancienne déléguée médicale croit dur comme fer en ses capacités d’organisatrice et entend bien se rendre indispensable pour bien des couples. « Pour l’instant, je me fais un carnet d’adresses afin de pouvoir proposer aux futurs mariés des choses auxquelles ils ne penseraient pas. Mon but est aussi d’avoir une palette la plus large possible, du plus simple au plus élaboré, du bon marché au grand luxe ».
Loin d’être élitiste
Ses clients ? Pas forcément des cadres overbookés ou de riches héritières. « Ce sont parfois simplement des personnes qui ont peur de ne pas savoir faire ou de ne pas être dans les délais. Je m’adapte aux désirs et au budget de chacun. Avoir recours à un wedding planner n’est pas du tout élitiste », confie celle qui se sert de sa propre expérience du mariage : « Je n’avais le temps de rien faire, je n’avais pas confiance en mes interlocuteurs. Avec une professionnelle, j’aurais été rassurée car elle fait ça toute l’année et sait à qui elle a affaire ».
Dans la mesure où elle n’a monté son entreprise qu’il y a quelques mois, Valérie Seine n’organisera rien de bout en bout cette année mais a déjà été contactée pour des prestations ponctuelles.
Dès 2008, elle s’occupera de mariages de A à Z, du traiteur au fleuriste en passant par la tenue des demoiselles d’honneur et les dragées. Elle réalisera alors son rêve et celui des mariés…
L.L.
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