Publié le mardi 24 janvier 2012 à 08H53 - Vu 111 fois
Pour le dossier d'inscription au patrimoine de l'Unesco, « nous avons réalisé 90 % du travail », observe Pierre Cheval.
MARNE. Ce sont la « Grotte ornée Chauvet-Pont d'Arc en Ardèche » et les « Climats du vignoble de Bourgogne » qui viennent d'être sélectionnés par le Comité des biens français pour être présentés à l'inscription mondiale de l'Unesco. L'un au titre des biens culturels, l'autre pour les paysages culturels.
Par ailleurs, la qualité du dossier champenois a été soulignée par les experts. De quoi mettre du baume au cœur au coprésident de l'association Paysages de Champagne (Jean Berchon pour les maisons de champagne), le vigneron Pierre Cheval qui tient à préciser : « Nous n'étions pas candidats à cette présélection avec les Bourguignons car notre dossier n'est pas terminé. Et ce dossier est comme la remise d'une copie du bac, une fois qu'on l'a donné, on ne peut plus rien changer. » Il devrait être présenté en avril prochain.
Echaudé, il y a deux ans par la demande de réécriture de la première candidature, Pierre Cheval veut donner du temps au temps. Il le reconnaît volontiers : « Nous jouons la politique du bon élève vis-à-vis du Comité des biens français ». Le dossier, qui était trop complexe et trop large, s'est maintenant attaché à trois lieux pouvant représenter au mieux l'appellation Champagne : la colline Saint-Nicaise à Reims, l'avenue de Champagne à Epernay et le coteau historique de Damery à Mareuil-sur-Aÿ. « Il faut bien comprendre que la Champagne ne peut être considérée comme un lieu unique, comme par exemple le village de Saint-Emilion classé au patrimoine de l'Unesco. »
Le principe même de cette candidature est de mettre en avant la Valeur Universelle et Exceptionnelle (VUE). « Nous avons réalisé 90 % du travail. On peut se représenter la tâche comme un train. La locomotive étant la VUE. Les wagons comportant différents thèmes, qu'il s'agisse des comparaisons avec les autres vignobles dans le monde ou encore des monographies qui doivent comporter des descriptions, des adresses, l'histoire des sites et leurs attributs. » D'autres sujets ont également été évoqués comme le rôle de la femme dans le développement du champagne ou encore la transmission des gestes des vignerons.
« En fait, il nous reste à met- tre en place le plan de gestion avec l'ensemble des acteurs du dossier en prenant en compte l'aire de valorisation de l'architecture et du paysage. » Sans oublier, la structure juridique pour manager le tout. « Nous allons sûrement nous orienter vers un Groupement d'intérêt public qui permet d'associer public et privé. » Pierre Cheval est optimiste d'autant que la Bourgogne étant désormais sélectionnée, « l'horizon est dégagé pour la Champagne ».
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