Publié le jeudi 18 mars 2010 à 11H00 - Vu 53 fois
Samedi 27 mars à la médiathèque, Denis Perrette (et Philippe Billoin).
CANDIDATE au titre de capitale de la poésie comme elle l'est déjà dans le domaine de la marionnette, Charleville, ville natale de Rimbaud comme chacun sait organise par ailleurs un festival annuel en octobre, Les Ailleurs.
Dans un contexte budgétaire que l'on sait serré, voici qui justifie sans doute un programme 2010 du Printemps des poètes (dont c'est le 12e millésime national) plutôt réduit, mais varié et de qualité.
On retiendra plusieurs temps forts, outre la présence en résidence (durant tout le mois) à la Maison des ailleurs de la poétesse algérienne Samira Negrouche, qui interviendra à plusieurs occasions (lectures) et qui rencontrera des lycéens de plusieurs établissements.
Ainsi, l'ouverture samedi de l'exposition de Nicolas Rozier (qui sera ensuite présentée à Paris, en juin, à la Halle Saint-Pierre).
Explication du peintre : « De septembre 2008 à novembre 2009, j'ai dessiné sur toile le portrait « intérieur » d'écrivains qui me sont chers : 27 auteurs défunts réunis dans une galerie intitulée « Tombeau pour les rares » (Villon, Baudelaire, Rimabud, Artaud…).
Les écrivains du Tombeau, des poètes essentiellement, excepté Léon Bloy et Van Gogh, sont ici réunis sous l'égide d'une « fragilité surpuissante », d'une faculté d'attaque dans le langage qui les distingue radicalement. En vis-à-vis des portraits, 27 auteurs (dont Zéno Bianu, Pierre Dhainaut, Marie-Claire Bancquart, Jacques Ancet…) ont été invités à écrire sur leurs grands aînés, le portrait écrit répondant au portrait dessiné… »
Autre moment inédit, le « spectacle » proposé par Denis Perette et Philippe Billoin samedi 27 à la médiathèque, intitulé « Poètes d'ici, marcheurs et vagabonds ».
Place aux femmes
Le premier dira des textes de Rimbaud, Bartelt, Daumal (notamment) accompagné du second au piano et aux machines (c'est-à-dire de quoi produire des sons contemporains mais embrassant un large spectre de tonalités).
Bref, hors des sentiers trop souvent (re) battus, une ballade décoiffante sur des textes de grands baladeurs…
Enfin, via la présence à Charlestown de Samira Negrouche, on remarquera évidemment une large place faite aux femmes : ce sera le cas lors des Causeries du mercredi (le 24) où la Société des écrivains ardennais propose de fait un spécial « Couleur femme » et samedi 27 avec la venue de Claude Ber, poétesse, enseignante à Sciences Po et militante des droits des femmes.
Ph.M.
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