Un précurseur de la BD ?

Un précurseur de la BD ?

Publié le dimanche 29 janvier 2012 à 12H00 - Vu 80 fois

Le trait est ferme, net, les couleurs posées en aplat. Tantôt ses images grouillent de personnages et de petits détails pittoresques, tantôt elles tendent vers l'épure, comme dans certaines estampes japonaises. Delaw possédait une large palette artistique.
Pour Serge Fréchet, qui connaît bien son œuvre pour avoir collaboré à l'exposition de 2004 à Sedan, et au numéro spécial des Amis de l'Ardenne de 2003, Georges Delaw peut être considéré comme l'un des précurseurs de la bande dessinée.
Un trait très proche de la gravure
« Georges Delaw écrivait des histoires en cases mais sans bulles comme « la première année d'Isidore Torticole » ou « Les mille et un tours de Placide Serpolet ». Certes il n'est pas le seul, puisque Pinchon employait à cette époque le même procédé pour les aventures de Bécassine. On le retrouve également avec Babar, le Sapeur Camembert ou dans « La Famille Fenouillard » de Christophe. Mais chez Georges Delaw, le trait est également intéressant. Il est très proche de la gravure notamment lorsqu'il illustre Poil de Carotte et se rapproche aussi des Nabis, comme Felix Vallotton, qu'il côtoie au cabaret du Chat Noir. Par exemple, il n'utilise pas de dégradés mais travaille par à-plats de couleurs. Sa façon de travailler les noirs le relie au style japonais que pratiHenri Rivière, autre artiste très proche de l'école de Pont-Aven qu'admirait Félix Vallotton. Le « roman de la rivière » est très pénétré de ce style. »
Serge Fréchet ne connaît pas d'auteur de BD qui l'ait cité comme référence mais pour lui, Delaw qu'il qualifie de « petit maître » est « plus un dessinateur qu'un peintre ». Et d'ajouter : « Je ne sais pas à l'ombre de qui Delaw se tient, peut-être de l'arbre tout simplement ».

L'union l'Ardennais