Publié le lundi 08 février 2010 - Vu 18 fois
D'UNE assemblée générale à l'autre, l'antienne est la même : le siège qu'occupe la Société d'histoire et d'archéologie du Sedanais, rue de Metz, incommode, mal isolé, ne permet plus la conservation des archives qui s'y trouvent !
Vendredi soir, à l'amphithéâtre, Françoise Hardy sa présidente a, comme son prédécesseur, Jean-Pol Sherrer, tiré le signal d'alarme : « On ne peut que déplorer les conditions dans lesquelles ce fonds (NDLR qui compte des documents d'une très grande rareté) est actuellement conservé. L'hygrométrie hors normes, la température adéquate, font décidément mauvais ménage avec sa préservation. » Cette fois-ci pourtant, l'exaspération des sociétaires est montée d'un cran !
Ça ne peut plus durer !
Le Dr Jacquemin s'est fait leur interprète : « Le problème ne date pas d'hier. Cela fait cinq ou six ans qu'on réclame un local à cor et à cri. Ça ne peut plus durer ! Nos archives sont dans un état déplorable. Il nous faut présenter au maire une résolution ! ».
On pourra regretter qu'aucun représentant de la mairie n'ait fait ce soir-là le déplacement. Mais sans doute n'aurait-il eu rien à proposer qui puisse apaiser l'irritation des uns et des autres.
C'est en effet en vain qu'Hervé Gury, l'un des membres de la SHAS s'est mis en quête de l'endroit ad hoc. Une quête aussi ardue que celle du Graal ! En attendant que la résolution adoptée à l'unanimité n'atterrisse sur le bureau de Didier Herbillon, qui a d'ailleurs reçu récemment le bureau de la SHAS, Françoise Hardy a témoigné que le maire l'avait assuré de lui apporter une réponse, sans plus tarder.
Il n'y a d'ailleurs pas que le siège de la société qui pose problème. Quid de l'exposition de la maquette de Jean-François Dromby ! Inspirée de celle construite sous Louis Philippe, cette maquette est un chef-d'œuvre en tous points remarquables.
La résistance en 1916
Le bail consenti par l'église protestante pour le prêt de la salle attenant au Temple ne sera probablement pas renouvelé. Il conviendrait donc de songer à son transfert.. Au château fort ? Ce serait évidemment un lieu idéal… Mais, le temps n'est plus à tergiverser…
Au cours de cette même assemblée générale, Jean-Louis Michelet évoqua la figure de son grand-père Louis Busson, directeur de l'usine à gaz de Sedan, fusillé par l'occupant en 1916.
Conférence passionnante qui a mis en lumière le fait qu'il a existé au cours de la Première Guerre, dans les Ardennes, des réseaux de résistants qui se servaient de pigeons voyageurs pour transmettre leurs messages. Un épisode héroïque et trop peu connu de notre histoire.
J.-Y.B.
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