Tricot'thé : il n'y a que les mailles qui aillent

Publié le lundi 19 novembre 2007

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Une maille à l'endroit, une maille à l'envers, une tasse de thé, une tasse de café… Samedi avait lieu le premier Soissons Tricot'thé, le rendez-vous du bas de l'Aisne où l'on papote autant que l'on tricote.
PHOTO : Entre pelotes de laine et tasses de thé, la bonne humeur s'immisce dans les conversations.

Une maille à l'endroit, une maille à l'envers, une tasse de thé, une tasse de café… Samedi avait lieu le premier Soissons Tricot'thé, le rendez-vous du bas de l'Aisne où l'on papote autant que l'on tricote. PHOTO : Entre pelotes de laine et tasses de thé, la bonne humeur s'immisce dans les conversations.

Philippe Robin

SUR le net (1), elle était annoncée comme la « rencontre des filles de l'Aisne » autant que des… « filles de laines ». Samedi, à l'Arthé, pelotes, aiguilles et catalogues en mains, mais aussi bonne humeur en écharpe, les tricoteuses étaient au rendez-vous du premier Soissons Tricot'thé. L'initiative — qui dépoussière un peu l'image de cette activité — en revenait à la créatrice du blog « La popote et le tricot de Lolo », Laurence Bargès, qui a découvert l'existence des Tricot'thés dans les grandes villes (Lille, Paris, Rouen, Montréal…) en échangeant conseils et astuces par web interposé. Le principe du Tricot'thé ? « On boit un thé ou un café, on papote et on tricote ! », explique l'organisatrice.
Avec un rouet
Ce week-end, parmi les tricoteuses à avoir fait le déplacement, il y avait d'ailleurs une autre blogueuse de l'Aisne et de laines, spécialement venue du Laonnois, Sylvie (2). « Le tricot redevient à la mode, mais le côté sympa c'est de pouvoir rencontrer d'autres gens », note Sylvie, qui a fait l'admiration des Soissonnaises en racontant qu'elle filait elle-même sa laine de mouton. « J'ai commencé au fuseau, mais maintenant je file ma laine avec un rouet », explique-t-elle.
Si la formule du Tricot'thé est devenue quelque chose de « branché » dans les grandes villes, la plupart des tricoteuses présentes ont eu « maille à partir » avec une première pelote de laine souvent très jeune. « C'est ma grand-mère qui m'a appris à tricoter », note Marie-Christine.
Et la gent masculine dans tout ça ? « À Lille, il y a quelques hommes », indique Sylvie. Sur le blog (collectif) du Soissons Tricot'thé, on en voit d'ailleurs un, on ne peut plus sérieux, en pleine action avec d'impressionnantes aiguilles. Les Soissonnais qui auront envie de se piquer au jeu seront donc, à n'en pas douter, accueillis à bras ouverts !
Des clous
« C'est mon grand-père qui a appris à tricoter à ma mère avec des clous. Ils arrivaient de Pologne et n'avaient pas assez d'argent pour acheter des aiguilles. Plus tard, c'est donc elle qui m'a appris », explique Laurence Bargès, qui confie ainsi « tricoter depuis toujours ».
Samedi, ce tricot d'essai a donc bien fonctionné. Le bouche à oreille et le blog à blog devraient donc faire le reste, d'autant que Damien Duquesne — professeur du lycée hôtelier jamais à court d'idées qui était de passage à l'Arthé — a déjà lancé l'idée d'un Tricot repas. Avec des plats à base de moutarde Maille ?
Ph.R.
(1) soissonstricot.canalblog.com/ (2) tricofoulette.canalblog.com/

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