Publié le mardi 14 février 2012 à 12H00 - Vu 227 fois
Le plan d'action 2012 pour Argonne Parc Naturel Régional avance, mais il reste beaucoup de travail pour les membres des associations.
C'EST dans la salle du conseil municipal de la mairie de La Neuville-au-Pont qu'une quinzaine de membres de l'association Argonne Parc Naturel Régional, faisant notamment partie des commissions Patrimoine et territoire, se sont réunis jeudi dernier.
Cette réunion avait été programmée il y a quelques jours, suite au conseil d'administration qui s'est tenu à Vouziers.
Elle avait pour but de définir le plan d'action opérationnel pour l'année 2012.
Le président, Olivier Aimont, a rendu compte de la rencontre qui s'était déroulée le matin même entre une délégation de membres du conseil d'administration et une commission de la région Champagne-Ardenne. Après avoir développé les atouts que possède l'Argonne, leurs interlocuteurs ont émis un avis favorable à la mise en place de cette structure ; cependant, il y aura encore beaucoup de précisions et de détails à apporter.
« Premiers arrivés, premiers servis »
Comment le territoire s'empare du projet ? Actuellement, quinze communes et deux communautés de communes sur les trois départements concernés (Ardennes, Marne et Meuse) sont adhérentes à l'association.
Qu'est ce qui fait que l'Argonne soit retenue au niveau national ?
« Son patrimoine, sa culture, son histoire, son artisanat, son type de construction qu'il faut protéger et mieux les valoriser » a fait valoir Olivier Aimont.
« Il va falloir élever la barre plus haut. Par exemple, les Ardennes ont fortement investi dans le domaine touristique. Tous les territoires ruraux cherchent le moyen de s'unir. C'est le moment de mettre en place notre projet. Actuellement, trois parcs naturels régionaux (PNR) sont à l'étude en région Champagne-Ardenne. Ce seront les premiers arrivés qui seront les premiers servis. La mise en place d'un PNR peut faire peur à certaines personnes, associations ou institutions qui ne savent pas à quoi sert une telle structure. Elles craignent de subir des contraintes, des suppressions ou des limitations d'activités. Alors que ce sera le contraire, nous serons là pour les aider à mettre en place leurs projets, les valoriser. »
Relayer l'information auprès des élus
C'est donc dans cette optique que l'association va « former des ambassadeurs pour trouver dans chaque commune, chaque collectivité, une personne à qui expliquer la démarche, poursuit le président. Par exemple, le monde agricole est moins représenté dans les conseils municipaux qu'il y a quelques années. Des conseillers ne connaissent pas ou mal la profession qui a un enjeu très important dans l'association. Ce sera à nous de trouver des personnes ressources à qui nous expliquerons notre démarche afin qu'elles puissent relayer ces informations auprès des élus, des associations et de leur population en général ».
Un courrier sera envoyé à chaque maire et un ou plusieurs membres du conseil d'administration les rencontreront avec la projection de séquences en images qui seront plus « parlantes » quant à la démarche envisagée.
Depuis un peu plus de deux ans, époque où l'association a été mise en place, un bout de chemin a déjà été parcouru mais la route est encore longue quand il faut « vendre » les atouts patrimoniaux, historiques, artisanaux ou naturels d'une région.
C'est le but que les membres de ces deux commissions réunies jeudi soir, se sont notamment fixés.
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