Publié le mercredi 10 février 2010 à 11H00 - Vu 22 fois
Les comédiens du Théâtre des Lys ont livré l'air de rien une réflexion cinglante sur le monde, et en particulier sur les délicates complications de l'existence humaine.
Des pièces de Woody Allen ont été interprétées à plusieurs reprises ce dernier week-end. Il y avait vendredi soir une soirée-théâtre à l'amphithéâtre Paulette-Billa.
On y présentait « Manhattan Tromperies », un spectacle de deux pièces de Woody Allen, mis en scène par Béatrice Berlioz-Latour, la présidente du Théâtre des Lys.
Avec Riverside Drive, ce sont des comédiens totalement différents, l'un étrange allant de l'avant dans son délire, l'autre dans l'indécision et ses petites lâchetés.
Mais Riverside Drive est plus qu'une comédie. Le texte est subtilement écrit et très bien servi par les acteurs qui nous livrent l'air de rien une réflexion cinglante sur le monde, et en particulier sur les délicates complications de l'existence humaine.
La bassesse des hommes, fidèlement trompeurs, et l'incompréhension des femmes, invariablement trompées, donnent matière à des drôles de dialogues et des prises de bec mémorables.
Avec Central Park West, le public a assisté vendredi à un déchaînement de situations entremêlées de cynisme et d'arrogance dans les préoccupations amoureuses.
La passion de ces comédiens sur scène avec parfois quelques improvisations indispensables s'est communiquée avec plaisir et le public s'est laissé emporter par les textes du maître de la dérision, de l'humour et de la névrose qu'est Woody Allen.
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