Publié le samedi 09 janvier 2010 - Vu 6 fois
Pour les usagers du TGV Reims-Paris, une soixantaine de centimes de plus, en seconde classe, en période ordinaire (les billets Prem's, eux, ne bougent pas).
Remi WAFFLART
POUR aller de Reims à Paris en TGV, il vous en coûtera un peu plus cher, cette année, par rapport à 2009. Oh ! rien de bien méchant en valeur absolue, une soixantaine de centimes de plus pour la seconde classe, en période dite « loisirs » (ou « ordinaire »), par exemple. Il y a même certains tarifs (les Prem's) qui ne bougent pas (lire par ailleurs).
Et même en valeur relative, le chiffre n'a rien d'effrayant : la différence correspond à une hausse globale de 1,9 %, obtenue par la SNCF au niveau national, à l'issue d'une négociation plutôt rude avec le gouvernement.
Certaines voix, comme le site internet Zepass - spécialisé dans l'achat et revente de billets de train entre internautes -, font toutefois remarquer que 1,9 %, mine de rien, c'est plus que l'inflation (estimée selon ce site à 0,4 % sur un an en 2009, selon une source gouvernementale à 1,4 %).
La plus faible depuis 10 ans
Cette remarque n'émeut guère la SNCF. Celle-ci, par la voix de son directeur commercial régional, David Potier, fait, au contraire, remarquer que « c'est la plus faible hausse depuis dix ans ! » Et pour expliquer qu'elle dépasse quand même l'inflation ? « C'est que le coût de l'outil de fonctionnement - c'est-à-dire les péages demandés par RFF (réseau ferré de France) pour utiliser les voies -, ont eux aussi fortement augmenté ! »
Ce à quoi RFF répond, par l'intermédiaire du directeur général adjoint national, Hervé de Tréglodé, que le « coût d'infrastructure ne représente que 25 % environ du prix d'un billet TGV. Il y a aussi le coût du conducteur, de la rame, de son entretien, de l'électricité… » Bref, que le gestionnaire des rails ne doit pas être le seul à porter le chapeau. Il admet toutefois que la hausse générale, de 2009 à 2010, des péages applicables à la SNCF, demandée à l'État (et obtenue) est de 3,7 %. A quoi s'ajoute un effort supplémentaire réclamé aux lignes TGV, de 60 millions d'euros par an, « en raison de leurs marges nettement positives ».
Bref, il y a toujours une explication à tout, et au bout du compte, l'usager voit le prix de son billet augmenter. Et qu'en pense-t-il, justement, l'usager ?
Eh bien, si l'on en croit Hugues Lebailly, président de l'Aputcre (association des piétons et usagers des transports en commun de Reims et environs), la hausse 2009 serait « raisonnable » ; il faut dire aussi qu'il s'attendait à pire (lire par ailleurs).
Quant aux voyageurs du bon vieux TER si l'on peut dire, qu'ils ne se réjouissent pas trop vite. Si leurs trains express régionaux ne subissent pas de hausse en ce début d'année, leur tour viendra bien, un peu plus tard : en juillet.
Antoine PARDESSUS
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