Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Sept cents choristes unis dans un final triomphal !

Publié le lundi 15 octobre 2007 à 01H00 - Vu 4 fois


appel de UNE chorale

x


TOUS les trois ans, la fédération des chorales et ensembles vocaux des Ardennes (FéDéCEA) réalise le tour de force de faire chanter d'une seule voix les choristes ardennais qui, durant toute l'année exercent leur talent dans la chorale de leur ville ou de leur village.
On peut affirmer que l'Ardennais aime chanter… En témoigne le nombre important de chorales que compte le département.
Cinq ans après sa création en 1999, la fédération née de ce foisonnement lançait à Nouzonville le pari de ces rencontres.
« Ce fut un énorme succès » se souvient Gérard Thiriet, son président, deus ex machina, avec quelques amis de l'organisation du festival. « Notre objectif était d'établir un lien entre les chorales et les chanteurs, mais aussi entre les chorales et le public ».
Objectif pleinement atteint. Ils sont de plus en plus nombreux, aujourd'hui à se retrouver autour d'une partition, à prendre plaisir à partager, dans l'amitié, cette passion commune pour l'art du chant.
Quels que soient l'âge et la situation sociale.
Dans un département qui s'interroge sur son avenir, cette volonté de vivre ensemble, de ressentir les mêmes émotions face au merveilleux mystère de la voix n'est assurément pas anodine…
Superbes solistes
Chaque chorale a sa spécificité, mais on peut dire qu'un soir comme celui de samedi, où sept cents choristes ont chanté en final le chœur d'Aïda de Verdi, on a véritablement assisté à une sorte de fusion joyeuse, de bonheur assez rare qui n'a pas échappé aux mille cinq cents personnes massées sur les gradins de la salle Bérégovoy, à Vrigne-aux-Bois.
Si en 2004, le répertoire faisait la part belle au Gospel, cette année, le concert final était placé sous le signe du chœur d'opéra. De Lohengrin de Wagner à Carmen de Bizet, en passant par la Traviata de Verdi, Fidelio de Beethoven, ou le Barbier de Séville de Rossini, les airs les plus célèbres ont été interprétés, avec beaucoup de spontanéité et de la qualité d'expression, les choristes étant accompagnés au piano par l'excellente Christelle Robert-Person.
On a ainsi pu applaudir à tout rompre les solistes, tout à fait remarquables, à l'image de Cécile Meltzer, splendide mezzo, tout à fait à l'aise dans la Habanéra de Carmen et le fameux air de Rosine du Barbier ; d'Eve Coquart et de Félix Zurro, ténor superbe dans Fidelio et la Traviata… Si les bonnes fées de l'art lyrique existent, nul doute qu'elles regarderont ces chanteurs aux voix prometteuses, appelés à une carrière professionnelle, avec les yeux de Chimène.
Après avoir chanté dans plusieurs communes (Vrigne-aux-Bois, Donchery, Bosseval), les choristes ont donc pu constater, devant la salle Bérégovoy archi-comble, que l'art du chant avait un bel avenir…
Et sur ce point la scène triomphale d'Aïda, chantée à l'unisson, sous la direction de Georges Mélin, avec en accompagnement les trompettes de Cyril Potron, avait la portée d'un symbole… A dans trois ans !

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952