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Sébastien enseigne l’art de l’autodéfense

Publié le mardi 06 novembre 2007 à 01H00 - Vu 92 fois


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Comme ici, à partir d’une agression venue de face…

Comme ici, à partir d’une agression venue de face…

antoine busnel


DEPUIS la rentrée, Sébastien Bihel enseigne le Kapap au grand public (à partir de 14 ans) au 402e régiment d’artillerie.
Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce nom énigmatique ? Le Kapap est l’abréviation de « Krav panim el panim », qui signifie en hébreu « combat face-à-face ».
Il s’agit d’un art martial israélien, utilisé notamment par les unités d’élite de l’armée israélienne.
Pas besoin d’utiliser la force
« On a repris les gestes les plus efficaces de tous les sports de combat de pieds et de poing, comme la boxe, le judo, le kick boxing ou encore le jiu jitsu. Le jour où l’on subit une agression, on est en mesure de réagir efficacement » explique Sébastien Bihel.
On l’a compris, il ne s’agit pas de s’entraîner pour remporter des médailles lors de compétitions sportives, mais d’autodéfense. Et par définition, c’est ouvert à tout le monde, de tout âge. « Chacun est comme il est, avec ses propres moyens physiques. Là, pas besoin d’entraînement commando. C’est accessible à tout le monde, il faut juste acquérir un peu de technique. Mais au bout d’une semaine d’entraînement, on a déjà des automatismes. »
En effet, pas besoin d’utiliser la force. Il s’agit avant tout de réflexes, et de savoir « travailler » l’agresseur là où ça fait mal, comme le plexus pour couper la respiration, le menton, les articulations, les cervicales (« quand on contrôle la tête, on contrôle le corps ») et bien évidemment les parties génitales. « Parce qui si on met un coup pour un coup, comme par l’exemple l’épaule, même s’il a mal, l’agresseur va réagir. »
Une discipline évolutive
Au Kapap, il s’agit plus d’enchaînements qui permettent, en trois ou quatre étapes, de mettre l’agresseur au sol, ou de partir en courant (y compris désarmer un adversaire). « Quand le danger est écarté, c’est gagné. Et si je suis intelligent, je m’en vais. »
La discipline est, de surcroît, évolutive. « Dans le Kapap, on est toujours en recherche, en collaboration constante avec les autres arts martiaux, précise Sébastien Bihel, qui envisage d’ouvrir prochainement une section de self-défense uniquement destinée aux femmes. On va régulièrement voir ce qui se fait ailleurs, notamment au judo ou kick boxing, pour voir comment répondre à différents types d’attaques. J’ai découvert le Kapap il y a deux ans. Je pratique d’autres disciplines de combat, comme la boxe ou le krav maga. En cherchant un peu ailleurs, j’ai découvert le Kapap et ça m’a tout de suite plu. »
Ce qui n’est pour l’instant le cas que d’un petit nombre d’initiés. Le Kapap ne se développe en France que depuis quelques années, et on ne dénombre dans l’He xagone qu’une dizaine de clubs. Mais qui sait, d’ici quelques années, derrière chaque grand-mère se cachera peut-être « une machine de combat rapide, précise et mortelle », comme le dit si poétiquement Moshe Galisko, président de l’international Kapap association en Israël.
Antoine Busnel
Horaires : le lundi de 18 à 19heures, le mardi de 12 à 13heures, le mercredi de 16 h 30 à 17 h 30 et le jeudi de 12 à 13heures. Tarif : 110 € l’année. Ouvert à tous à partir de 14 ans. Renseignements auprès de Sébastien Bihel au bureau des sports du 402e RA : 03.26.22.24.16 ou au 06.31.72.61.62.

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