Publié le jeudi 24 septembre 2009
Alain HATAT
Composé d'une trentaine d'entreprises rémoises tournées vers le mécénat culturel, le club « Prisme » vient, après d'autres réalisations concrètes, de redonner vie au labyrinthe de la cathédrale de Reims sous un aspect cette fois-ci non palpable puisqu'il s'agit d'une projection au sol. L'inauguration a eu lieu samedi 19 septembre, après le concert du New College d'Oxford et en présence de Mgr Thierry Jordan et des nombreuses personnalités ayant répondu à l'appel de Didier Janot, président de Prisme et de l'abbé Guerlin, curé de la cathédrale.
L'histoire de cette réalisation a d'abord été présentée sur écran à partir du relevé de J. Cellier - document conservé à la bibliothèque municipale - concernant le labyrinthe qui existait à Reims, comme à Chartres ou Amiens.
Il rendait hommage au génie des architectes-bâtisseurs. Leurs effigies étaient visibles aux quatre coins.
Il a été détruit en 1779, sur ordre des chanoines : ils le trouvaient gênant car les enfants y sautaient bruyamment pendant les offices.
Prouesses
Sa signification revêt plusieurs aspects : pour l'abbé Guerlin, il faut y voir « le symbole de la vie de chacun d'entre nous : un chemin difficile mais où il n'y a pas de voie sans issue »…
Pour Michel Guisembert et les Compagnons du devoir, sa forme octogonale inscrite dans un carré parfait est une prouesse des concepteurs.
La part prise par chacun des acteurs de ce projet a été rappelée, à commencer par Pierre Possémé qui en a eu l'idée il y a 5 ans.
Une pensée a été demandée pour l'Abbé Goy qui avait travaillé sur le dossier.
Trois années ont été nécessaires pour arriver au résultat actuel qui est lui aussi une prouesse : une pièce de 80 kg a été installée - sans blesser la pierre - avec l'aide d'une collerette fixée autour d'un pilier et porteuse d'un chariot mobile sur lequel est fixé le projecteur, comme l'explique Philippe Desplanques, responsable technique : « Il s'agit d'un projecteur à Gobo, avec le tracé du labyrinthe gravé sur la lentille. La difficulté était de projeter au centre de la nef (sur l'espace devant le revers du portail) une image parfaitement symétrique à partir du côté. Le tracé lumineux a dû être corrigé selon divers facteurs, la hauteur en particulier ».
La commande se fait depuis la sacristie et c'est le père Guerlin qui programmera la projection selon les besoins : accompagnement d'événements particuliers, comme par exemple la série des « Chemins de lumière » avec les Amis de la cathédrale.
Un DVD retraçant l'histoire de cette réalisation est en vente au comptoir de la cathédrale au prix de 5 euros.











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