Publié le dimanche 23 octobre 2011 à 11H00 - Vu 730 fois
Trois ans après leur dernier passage à la Cartonnerie, Tom Barman (à gauche sur la photo)
C'est un des premiers groupes belges à avoir connu la popularité internationale. Depuis 1991, dEUS a su imposer son univers aux influences diverses, entre folk, punk, pop en passant par la musique progressive.
Tom Barnam et ses acolytes seront ce samedi 29 octobre à la Cartonnerie de Reims pour y présenter notamment de larges extraits de leur dernier album « Keep you close ». Entretien avec le chanteur et cofondateur de la formation anversoise.
Ce nouvel album marque un changement
de fonctionnement dans le groupe
avec un travail plus « communautaire ».
Qu'est-ce qui vous a guidé vers ce choix ?
C'est vrai que c'est la première fois que nous faisons tout un album ainsi. Dans le passé nous faisions déjà quelques morceaux ensemble mais 30 à 40 % de l'album étaient réalisés uniquement par moi. C'est le titre Slow dans notre précédent album, morceau que nous avions fait tous ensemble, qui nous a donné envie de retravailler de cette façon. Là nous nous sommes retrouvés dans notre studio à Anvers sans préparation particulière. On a laissé faire les choses en partant de jam, improvisations, chacun apportant sa contribution. Les morceaux se sont construits petit à petit.
Pas trop difficile pour vous de partager
la création ?
Au contraire, c'est plus chouette je trouve, même si évidemment cela prend plus de temps et représente davantage de travail. Pour moi c'est une façon d'échapper à ses propres maniérismes. J'aime ce qui est nouveau, bouge, me surprend. Là ce fut le cas en permettant aussi de donner plus de possibilités aux autres membres du groupe qui parfois étaient limités par telle ou telle de mes compositions.
Même si cet album met toujours en avant votre musique explosive, on y retrouve
un son parfois plus mélodique.
Vous vous assagissez ?
Je n'ai jamais été contre des morceaux plus mélodiques. Là, cela ressort peut-être plus du fait de notre travail collectif. Il y a aussi des instruments sur cet album qui se prêtent plus à ces sons comme des pianos, des bois…
Comment allez-vous transposer sur scène cet album qui par moments comprend
des dizaines de musiciens ?
Cela va dépendre des morceaux. Parfois on aura huit musiciens classiques sur scène mais pour certains on ne peut pas prendre avec nous tout un orchestre ! Dans ce cas-là, on triche un peu avec une petite tape (enregistrement). Mais plus de 95 % du concert est joué en live, pas de panique !
Depuis sa création, la composition
du groupe a beaucoup évolué. Vous n'êtes plus que deux de la formation originelle. Est-ce que cela a eu une influence su
votre travail ?
Même si nous étions restés tous ensemble, notre musique aurait bougé au fil des ans. Cette diversité est un plus pour le groupe. Elle permet d'évoluer, de découvrir de nouveaux horizons. C'est ce qui fait peut-être aussi que nous sommes toujours là aujourd'hui. Ma voix restera toujours le lien entre les époques.
Propos recueillis par
Grégoire Amir-Tahmasseb
dEUS, samedi 29 octobre, 20 heures, la Cartonnerie (1re partie les Belges de Balthazar).
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