Publié le mercredi 17 octobre 2012 à 08H10 - Vu 257 fois
Les personnes du service d'accompagnement à la vie sociale sont hypermotivées pour aider à l'organisation du RATJ.
Beaucoup d'associations ou d'individuels profitent du Reims à toutes jambes pour faire des actions, notamment motiver des jeunes ou sensibiliser à une lutte contre une maladie, etc. Ils courent, mais font aussi partie des bénévoles de l'organisation. Avec l'aide et le soutien du Service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) du GPEAJH, l'an dernier, six personnes en situation de handicap s'étaient justement engagées dans l'organisation.
Engagement citoyen dans la cité pour certains, moment de partage pour d'autres, quelles qu'en soient leurs raisons, tous ont été très satisfaits de cette journée et valorisés par cette expérience.
L'impact du sport sur Parkinson
Certains d'entre eux ont souhaité reconduire cet engagement. Leur dynamisme communicatif a suscité au sein du SAVS d'autres vocations… Quatre autres personnes également en situation de handicap participeront pour la première fois cette année à RATJ Bénévoles.
Une réunion préparatoire dans les locaux du SAVS a permis de lever quelques appréhensions sur le respect des horaires, les modalités de déplacement, l'appréhension relationnelle, ce qui peut, pour un public en situation de handicap, être un frein à l'ouverture sociale. Le groupe se rendra aussi à la réunion d'information destinée à l'ensemble des bénévoles qui participent à cette journée au parc des expositions de Reims.
C'est sans doute un grand espoir que va susciter, de son côté, Thierry Vachet, atteint de la maladie de Parkinson, et qui va courir le 10 km rémois.
Il a lancé l'association Sports maladie Parkinson événements en octobre 2010, 18 mois après l'annonce de sa maladie, à 45 ans. « Le but étant de faire connaître cette maladie au travers d'événements sportifs m'impliquant personnellement ou organisés par l'association pour récolter des fonds pour la recherche. »
A la suite d'une rencontre avec le docteur Xavier Roy, médecin du sport à Châteauroux, et du professeur Daviet, spécialiste de médecine du sport au CHU de Limoges, Thierry Vachet met au point un protocole unique en France : courir les 100 km de Vendée pour démontrer scientifiquement l'impact du sport sur la maladie de Parkinson. Des examens sont effectués dans le cadre du protocole avec notamment des scanners pour vérifier la plasticité du cerveau. Le 100 km est couru en 11 h 42 avec une réussite totale démontrée par l'imagerie médicale qui a révélé une reconstitution partielle des cellules responsables de la maladie.
Ce projet a vu le jour avec la présence en plus de l'équipe médicale, de deux Marnais, Laurence Klein et Bruno Heubi, athlètes de haut niveau afin de lui donner encore plus de crédibilité. « L'idée à ce jour est de promouvoir cette expérience dans l'hexagone pour apporter mon témoignage sur les vertus du sport pour combattre la maladie. »
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