Publié le vendredi 29 janvier 2010
Les étudiants de l'IFTS qui se sont investis sans relâche pendant huit semaines dans le projet, encadrés par leurs professeurs, Alexandre Schneider et Benoît Bertrand (à droite).
SARAH NABLI
SMART Plant, Smart Audio, Smart Alarm, autant de drôles de noms qui désignent pourtant les objets du futur… conçus par des étudiants de l'Institut de formation technique supérieur et de l'université de Nice Sophia-Antipolis qui collaborent depuis deux ans. Les objets finalisés par les étudiants de Nice ont été présentés, mardi, en visioconférence à leurs collègues de Charleville-Mézières.
Il y a encore trois ans, les étudiants en informatique « ambiante et mobile » de l'université de Nice concevaient des objets électroniques avec des boîtes à chaussures… faute de mieux. Surtout, ils n'avaient pas les compétences pour la conception et la fabrication des objets. Pourquoi ne pas s'allier à ceux dont c'est le (futur) métier ! Il suffisait d'y penser. La collaboration entre l'IFTS et l'université de Nice était née.
L'idée est simple : faire travailler des étudiants pour d'autres étudiants et imaginer en quelque sorte une relation client/sous-traitant. Les deux universités ont donc travaillé en étroite collaboration depuis octobre. Cette année, neufs projets ont été réalisés, des co-conceptions ambitieuses.
Travail en direct
Les Niçois ont ainsi proposé un cahier des charges que les étudiants en master physique et science pour l'ingénieur parcours IPAO (Ingénierie et production assistées par ordinateur) de l'IFTS devaient suivre. Ils ont présenté leurs idées de design, donné des instructions et les dimensions des différentes pièces électroniques qu'ils allaient incorporer dans les objets une fois ceux-ci conçus.
Encadrés par leurs professeurs Benoît Bertrand (pour la conception assistée sur ordinateur) et Alexandre Schneider (génie mécanique et réalisation), les douze étudiants de l'IFTS ont alors réalisé des prototypes par ordinateur, qu'ils ont ensuite fabriqués et envoyés à l'université de Nice. Tout ceci dans un délai extrêmement court : huit semaines !
Grâce à des réunions en direct sur internet, les futurs ingénieurs ont pu communiquer sur leur projet, échanger des idées, exprimer des modifications.
« Les étudiants se sont réellement investis dans ce projet, ils venaient travailler dès 7 heures du matin et repartaient à 23 heures. raconte Alexandre Schneider. Ils ont dû apprendre à communiquer sur leur travail, à rationaliser leur vocabulaire pour expliquer ce qu'ils faisaient à des étudiants qui n'y connaissaient rien. ».
« Ce fut un enrichissement des deux côtés. Nos étudiants se sont confrontés à la réalité du monde du travail. Ils ont travaillé sur du concret avec une véritable obligation de résultat derrière ; des gens comptaient sur eux pour avancer dans leur travail. «
Une expérience bénéfique qui devrait être renouvelée l'année prochaine.
Sarah NABLI









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