Publié le mardi 15 mai 2012 à 10H35 - Vu 144 fois
Dame Meuse n'ayant pas été très conciliante ces dernières semaines, la première répétition sur l'eau a dû s'effectuer sur un étang.
REVIN (Ardennes) Festivaliers, festivalières, préparez-vous à passer en mode Contrebande demain. Quai Edgar Quinet, les arts de la rue seront à l'honneur. Avec en point d'orgue, la création originale et poétique de la compagnie revinoise Les Mangeurs de Cercle : Cabaret d'eau.
DÉJÀ bien connue pour ses spectacles emprunts de poésie et d'émerveillement, « Crinoline », « N'ivoire que du Bleu », « Arboris », la compagnie revinoise des Mangeurs de Cercle s'est lancée dans une nouvelle belle et grande aventure : assurer la tête d'affiche du festival Contrebande.
Si au départ, quand l'idée a été lancée, Guillaume Laurent, le directeur artistique de la compagnie l'a envisagé comme une boutade, très vite, il a pris la mesure du défi et imaginé une nouvelle fois, un spectacle tout en poésie. Travaillant sept jours sur sept durant les quatre derniers mois à la mise en scène de cette création, au fil de l'eau.
Entrouvons le rideau… rouge (bien sûr !) sur ce qui attend les spectateurs.
Sans trop dévoiler la trame, pour ne pas gâcher le plaisir des festivaliers, demain soir aux alentours de 22 h 45, le public redécouvrira l'univers merveilleux du cirque, à l'ancienne.
Sauf qu'à défaut de piste, les étoiles, au nombre de sept*, voltigeront sur dame Meuse !
« J'avais envie de faire du cirque, avec mes images, mes représentations, au-dessus de l'eau. L'objectif est de faire rêver à travers une chimère du cirque de 1900. Poétique et irréel », développe Guillaume Laurent, qui a puisé une partie de son inspiration dans le film « Le Cirque » de Charlie Chaplin.
« ça va être impressionnant »
Le public retrouvera donc tous les personnages traditionnels : de Monsieur Loyal au clown blanc, l'Auguste, en passant par les garçons de pistes. Et même un dompteur de fauve !
La magie ne s'arrête pas là. Puisque les numéros seront accompagnés de projections vidéo, de théâtre sur l'eau et de pyrotechnie.
Il faut d'ailleurs saluer et souligner le travail fourni par toute l'équipe technique**, en régie, le son, la musique, les lumières…
Car cette mise en scène purement féerique, « fantasmagorique » n'a pas été réalisée sans difficultés. Notamment en raison du débit de la Meuse, générant quelques soucis pour les répétitions.
Qu'importe, persévérants, toujours dans la bonne humeur, la troupe a su trouver des solutions et s'adapter aux aléas.
« C'est un joyeux défi que nous relevons avec cœur », sourit Noémie, l'une des artistes de la compagnie des Mangeurs de Cercle.
« C'est un challenge que je n'aurais jamais imaginé essayer de relever si ce n'était parti d'une blague. À la fois, c'est génial mais c'est aussi un gros stress, avec des conditions inconnues, étant sur l'eau », ajoute Guillaume Laurent.
« ça va être impressionnant ! », prévient Carine Meyer, circassienne au sein des Mangeurs, qui présentera d'ailleurs un numéro de haute voltige.
Alors, rendez-vous demain soir et laissez voguer votre imagination au fil de ce cabaret d'eau.
De l'émerveillement en perspective. Que Dame météo soit avec eux !
C.S.
* Carine, Stéphanie, Antoine, Noémie et trois artistes amateurs Elisabeth, Maryse et Amandine. ** Les professionnels : Olivier Fazia, Alice Laurent, et les bénévoles : Alexandre B., Alexandre P., Michel, Gaëlle et Guillaume B.
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