Publié le samedi 09 mai 2009 à 01H00 - Vu 14 fois
Les travaux viennent juste de commencer à la Villa Rose achetée par Fabrice Colson (à droite) et son collectif d'investisseurs.
julienne guihard-augendre
Fabrice Colson n'est pas du genre à bouder son plaisir. Alors ses projets pour la Villa Rose, le promoteur sparnacien ne se lasse pas d'en parler. En tant que copropriétaire bien sûr. Et membre de Back Swing Way, le collectif d'investisseurs qui a racheté la villa au Toit Champenois fin 2006. « Ça s'est fait en dix coups de fil », confie-t-il.
Autant dire en un instant. Le temps de convaincre sept autres investisseurs de l'intérêt du projet.
Il faudra pourtant beaucoup de travail, et d'argent, pour redonner à cette demeure de l'avenue de Champagne sa superbe.
Cinquante-huit devis
Trop pour rentabiliser rapidement l'investissement. Alors quelle est l'astuce ? La loi Malraux, que Fabrice Colson connaît dans les moindres détails. C'est grâce à cette législation qu'Épernay a pu se doter en 2003 - une aubaine - d'une Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager.
« C'est une vraie chance pour la ville », insiste Fabrice Colson. En pratique, cela signifie que l'esprit d'origine des bâtiments situés dans ce périmètre doit être préservé en cas de restauration.
Et surtout, chaque copropriétaire peut réduire ses revenus du montant de la quote-part des travaux réalisés.
Il n'en fallait pas davantage pour convaincre le collectif d'investir 1 million d'euros pour acheter la villa. Et d'ajouter encore 1,3 million d'euros pour les travaux. Travaux qui viennent d'ailleurs tout juste de commencer.
« Plusieurs choses nous ont retardés, notamment le fait qu'entre-temps, la réglementation a changé et qu'il a finalement été nécessaire de demander un permis de construire », poursuit-il. Mais cinquante-huit devis plus tard, la mécanique est enfin sur les rails.
Et dans un an environ, la villa devrait être prête à accueillir de nouveaux locataires. La surface de 900 m2 habitables proposera neuf appartements allant de 64 m2 pour le plus petit à 104 m2 pour le plus grand. Tout au fond du jardin, une maison de 120 m2 sera elle aussi restaurée puis louée.
L'ensemble, promet Fabrice Colson, sera proposé « au prix du marché ». « Ce ne sera donc pas prohibitif, et avec des prestations de standing, poursuit-il. Car nous allons redonner à cette demeure son charme d'hôtel particulier. »
Avis aux amateurs, il reste encore un appartement à vendre.
Dossier réalisé par Julienne Guihard-Augendre
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