Publié le dimanche 05 février 2012 à 13H11 - Vu 267 fois
Denis Paumier fier du groupe qu'il a formé et qui a obtenu la médaille d'argent à Paris. C'est un numéro très artistique que la compagnie des Objets volants a montré au cirque Phénix.
Denis Paumier a envoyé la balle très haut cette année : le directeur artistique des Objets volants, compagnie de jonglage qu'il a montée, a remporté une médaille d'argent au festival du Cirque de Demain, à Paris, après trois ans de travail.
GRENOBLOIS d'origine, Denis Paumier est venu au Cnac (école nationale du cirque) à Châlons, « et j'ai pris racine dans la Marne, à Reims ». Cela fait douze ans que ça dure, entre des allées et venues en Finlande, son poste de prof référent à l'académie Fratellini et ses spectacles.
« L'académie, c'est une école de cirque reconnue, de référence en France, comme le Cnac, dans des conditions différentes pour les étudiants. C'est là-bas que j'ai trouvé mon groupe d'apprentis, que j'ai formé pendant trois ans, en invitant d'autres profs. » Lui, qui a toujours participé à ses spectacles, a cette fois décidé de prendre du recul, comme metteur en scène. « Je les ai embauchés pour un numéro et là, j'ai eu envie de le présenter au festival du Cirque de Demain, qui m'a toujours fait rêver. Notre dossier a fait partie des 24 sélectionnés sur 500 ! »
Une référence
Voilà la compagnie Les Objets volants en piste au cirque Phénix, pour un festival « mythique, la première chose que j'ai vue, gamin ». Denis Paumier n'était pas un néophyte pour le Cirque de Demain : « J'y ai participé il y a douze ans en duo ». Sans récompense, alors que fin janvier, c'est une médaille d'argent que son groupe est allé chercher, grâce à Dropline, une belle chorégraphie entre cinq jeunes jongleurs, âgés de 21 à 28 ans, un numéro très « artistique », moins spectaculaire sans doute que d'autres jonglages, mais avec une technique magnifique, « surtout que c'est plutôt rare de jongler en groupe, nous sommes plutôt des solitaires ».
Même si tout n'a pas été parfait, le numéro a beaucoup plu au jury du festival du Cirque de Demain. « Ils ont voulu récompenser une certaine nouveauté », explique le jongleur rémois. « D'habitude, dans le cirque, on refait quand on rate. Là, il nous fallait enchaîner quoi qu'il arrive, car la chorégraphie mise en place n'attend pas ! »
Déjà content d'avoir été sélectionné pour participer à ce festival mondial, Denis Paumier était fier d'avoir décroché cette médaille. « Le cirque de Demain, c'est une référence dans le métier. Je ne suis pas le seul à rêver de ce festival ! Cette médaille, c'est un symbole hyper fort, j'ai reçu une tonne de SMS ! »
Son travail est loin toutefois d'être fini : lors de ses différentes résidences dans divers lieux, notamment à l'académie Fratellini, à Paris, à Chaumont, le Rémois réunira ses jongleurs pour les faire travailler sur les autres numéros qui composeront le spectacle qu'il présentera en janvier 2013 au Manège de Reims. « La scène rémoise nous coproduit, celle du parc de La Villette, haut lieu du cirque en France, nous soutient financièrement aussi. »
« Solfège »
En tout, avec la résidence à Reims juste avant le spectacle, les jongleurs auront travaillé 16 semaines ensemble.
Les Rémois auront l'occasion de voir Denis Paumier dès cet automne, puisqu'il viendra, toujours en collaboration avec le Manège, mener quelques actions culturelles dans la cité des Sacres. Peut-être l'occasion de leur montrer le « solfège » des jongleurs, une sorte de logiciel qui permet aux artistes de travailler, comme la partition pour les musiciens. Mais cela reste de la théorie informatique, le reste est du domaine de la magie, du talent des jongleurs, comme ceux de Dropline.
G.F.
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