Mgr Lustiger : des liens fraternels à Amiens

Mgr Lustiger : des liens fraternels à Amiens

Publié le mardi 07 août 2007 à 01H00 - Vu 97 fois

ARLETTE Vasselle est Amiénoise depuis qu’elle a rencontré son architecte de mari, François Vasselle. Elle n’en reste pas moins la sœur du cardinal Lustiger.
En dépit de son activité, elle a toujours entretenu des liens très étroits avec son frère. Ils se voyaient de temps à autres à Paris ou à Amiens.
« Avant d’être évêque, il venait plus souvent. Je me souviens une fois nous étions allés en barque dans les hortillonnages. François lui avait prêté un vieux pantalon pour qu’il ne se mouille pas », se souvient-elle. « Quand il venait, il était toujours amusé qu’on le reconnaisse, que les gens lui parlent. Plus tard, il était plus occupé et c’est nous qui allions à Paris. »
Jean-Marie Lustiger, elle et son mari, leurs trois filles et les cinq petits-enfants - Louis et Nicolas, les Amiénois et Philippa, Inès et Lætitia qui vivent à Paris - se réunissaient régulièrement.
Des cadeaux pour tous
En tout cas, au moins une fois par an, pour l’anniversaire d’Arlette, début janvier soit à Paris, soit à Amiens.
« Quand il y avait toute la famille, avant qu’il ne prenne sa retraite les réunions se passaient dans une grande salle prêtée par l’évêché. Les enfants pouvaient courir. C’est lui qui a donné la première communion aux enfants et qui les a baptisés tous les cinq »
La famille en profitait pour célébrer la nouvelle année. « Son délice était de faire des cadeaux à tout le monde. Il avait toujours dans sa sacoche des tas de petites choses qu’il avait achetées au cours de ses voyages ou dans les ventes de charité auxquelles il se devait de participer. Il faisait la grande distribution. En général il visait bien. De toute façon on faisait bonne figure. »
Proche des enfants
La dernière fois, la réunion de famille a eu lieu dans une salle prêtée par la communauté des Ursulines de l’école Sainte-Clotilde, voisine de la famille Vasselle.
C’était en janvier de cette année. « Il était particulièrement patient avec les plus jeunes alors que ce n’était pas dans son caractère et qu’il fallait que ses interlocuteurs comprennent vite. Il n’aimait pas parler de lui à la fin alors quand j’allais lui rendre visite à la fin tous les deux jours il demandait des nouvelles d’eux. Par exemple, il aurait voulu répondre personnellement aux questions métaphysiques que se pose la petite Philippa qui a 7 ans. Il avait même préparé une enveloppe. Il n’a pas eu le temps, ni la force », poursuit-elle émue
Emue encore Arlette Vasselle en évoquant le jeune Louis, l’aîné des cinq-petits neveux et nièces âgé de seulement 11 ans et qui savait que le cardinal, son grand-oncle, souffrait ces derniers temps et les cartes et dessins que les enfants lui avait envoyées.
Il y a environ six semaines, Jean-Marie Lustiger avait eu une discussion qui avait troublé sa sœur et il lui avait annoncé : « Je suis en paix ».
« Il ne souffrait pas encore mais le déroulement de sa maladie était prévisible. Il le savait. Depuis son état a baissé graduellement, en toute lucidité. »
La dernière fois qu’elle l’a vu, c’était dimanche à 15 h 30. Puis elle est rentrée à Amiens.
Il est décédé à 19heures.
Marie Joubert

L'union l'Ardennais