Publié le mardi 14 juillet 2009
Benoît Mainsant récolte les premiers melons de la saison. Leur goût n'a rien à envier à leur cousin du sud.
PG
Des melons made in Ardennes, ce n'est pas de la fiction ! Depuis trois ou quatre ans, Benoît Mainsant, qui succède à son père Dominique sur la ferme familiale de Manre, propose sur les marchés des melons produits sous serre et sans traitement.
Un produit plutôt atypique qui semble s'acclimater aux Ardennes. « Grâce au tunnel, on gagne en précocité », explique Benoît Mainsant, occupé à dénicher le melon à maturité, donc jauni et craquelé. En ce début du mois de juillet, il s'agit des premiers de la saison. « L'odeur est alléchante, mais il parait que cela ne veut rien dire », confie l'agriculteur, une fois le fruit convoité en main. En le goûtant, on découvre que le melon ardennais n'a rien à envier à ses cousins du sud ! 450 pieds de melon ont été plantés en 3 fois, pour étaler la production. L'agriculteur tâtonne encore un peu question technique. La culture est innovante. Il y a une dizaine d'années, lorsque Dominique Mainsant, céréalier, s'est lancé dans le maraîchage, il s'agissait déjà d'un sacré pari ! « C'était une idée lancée comme ça. Si on avait fait une étude de marché, on n'aurait rien fait. On n'avait aucune culture maraîchère », se remémore l'exploitant retraité. Si les débuts en vente directe sur les marchés rémois ont été laborieux, les Mainsant ont réussi à séduire une clientèle grâce à un atout : la fraise Mara des bois, au goût proche de la fraise des bois. De quoi mettre au tapis la gariguette, qui fait en effet pâle figure en comparaison ! 16.000 pieds de fraisiers sont désormais exploités de mai à octobre, soit au sol, soit hors-sol dans un substrat. À leur côté poussent également framboises ou tomates. Une dizaine de cueilleurs vient renforcer l'équipe pour la récolte.
L'ensemble de la production est écoulé sur le marché du Boulingrin, à Reims, mais aussi dans les marchés de quartiers, comme le marché Saint-Maurice ou Jean-Jaurès. « Plus on a de fruits, plus on fait de marchés », annonce Benoît. Depuis peu, une nouveauté est venue enrichir l'étalage, des bouquets de fleurs des champs, produits par sa sœur Cécile.
P.G.











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