Publié le mardi 15 décembre 2009 à 01H00 - Vu 1 fois
Pas de doute, la clique du gros barbu a la cote.
Audrey Benzaken
PLACE Carnot prise d'assaut samedi soir, pour l'inauguration du marché de Noël. Nouvelle formule sur les rails du 12 au 20 décembre, cette 8e édition s'annonçait sous les meilleurs auspices.
Qui plus est, l'Union commerciale industrielle et artisanale avait parié sur l'avenir, en investissant dans huit nouveaux chalets, portant leur total à 17 avec ceux de la ville. Ajoutez à cela l'installation d'un manège ancien sur la place Carnot ainsi que les quelques flocons providentiels tombés dimanche et l'opération gagne cette année un cachet indéniable.
Mais passée la foule drainée par le marché hebdomadaire du samedi et l'ébullition de la première apparition du Père Noël, l'enthousiasme semblait bien mollasson dimanche, malgré les animations proposées. D'autant qu'une poignée de chalets affichait portes closes. Impression confirmée à travers la place Carnot.
« On a eu un peu de monde samedi, mais c'est retombé depuis », indiquait une commerçante fidèle du marché. « Je participe au marché depuis ses débuts et j'ai presque l'impression que c'est pire chaque année. »
Malgré tout motivée, elle ouvrira son chalet tous les après-midi cette semaine. Rappelons que selon sa nouvelle mouture, le marché se déroule sur les week-ends des 12 et 13 et des 19 et 20 décembre, laissant la possibilité aux exposants de travailler aussi les après-midi, entre les deux.
Le Vouzinois casanier ?
« Je trouvais que les années précédentes ça faisait court de ne faire le marché que sur trois jours, du vendredi au dimanche », complète la commerçante. « Alors je vais quand même jouer le jeu pour voir si, sur la semaine, ça attire du monde. »
Dans l'ensemble d'ailleurs les commerçants veulent garder le moral et saluent les animations proposées.
« Mon objectif c'est de rentrer dans mes frais sur les deux week-ends. Ça apporte quand même un peu de vie à Vouziers », soulignait une exposante, encouragée par les visiteurs.
Difficile d'ailleurs d'expliquer ce démarrage toussotant. Le Vouzinois serait-il casanier de nature, tout du moins le dimanche ? Pour certains l'explication se trouverait dans la nouvelle formule elle-même.
« C'est peut-être trop long pour Vouziers, les gens vont à Reims », estimait un exposant. « Ou peut-être que justement ils se disent qu'ils auront le temps de venir plus tard ? », s'interrogeait un autre.
Ne reste plus qu'à voir si les prochains jours de marché lui donneront raison.
Audrey BENZAKEN
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