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Les rois de l'électro-pop pour les dix ans d'Elektricity

Publié le lundi 24 septembre 2012 à 07H57 - Vu 371 fois


Sébastien Tellier sur le parvis

Sébastien Tellier sur le parvis


REIMS (Marne). Les grands rendez-vous vont se multiplier cette semaine pour les dix ans du festival Elektricity. Avec notamment des Rémois rois de la pop et de l'électro et deux grandes soirées devant la cathédrale.

LE grand X est partout, notamment quand on va acheter son pain : le festival Elektricity fête ses dix à partir de ce soir et jusque samedi. Le rendez-vous fixé par Yuksek en 2003, sous le nom de Musiques du temps présent, a bien grandi, et a surtout vu passer ceux qui sont devenus des stars parfois mondiales, qui sont parties de Reims, qui sont nées à Reims.
Yuksek bien sûr, mais aussi The Shoes, The Bewichted hands, Brodinski : la cité des sacres est le berceau de stars de la pop et de l'électro, et tous seront là pour ce bel anniversaire. Elektricity, c'est l'association de deux lieux culturels de diffusion et de création, la Cartonnerie et Césaré, qui ont là une scène incroyable, le parvis de la cathédrale, et un public tout acquis à la cause de cette musique.
Mr Oizo en 2006, Air en 2008, Zomwbie Zombie et Chassol l'an dernier sont passés par ce festival et font le buzz sur al scène européenne et mondiale. Le plateau pour les dix ans est royal : les groupes rémois dont on a déjà parlé, avec Yuksek et Brodinski qui promettent de folles nuits au palais du Tau mais… c'est complet depuis longtemps, un show culinaire en ouverture, Sébastien Tellier en guest star, l'incroyable Nicolas Jaar, Woodkid, Chassol qui revient, Rocky ou encore Cassius.
Et puis, il y aura la soirée de la femme, avec notamment la révélation rémoise About the girl, qui promet beaucoup. Chaque soir, au palais du Tau, à Saint-Ex, Césaré, au Manège, à la Carto et bien sûr sur le parvis de la cathédrale, il va se passer quelque chose d'hors normes cette semaine à Reims, véritable capitale de l'électro-pop.

G.F.

 

  • Sébastien Tellier, bleu atypique

Entre son album plutôt osé Sexuality en 2008 et sa chanson (en anglais) « Divine » pour le concours de l'Eurovision, Sébastien Tellier est un personnage atypique dans la chanson française. Avec son physique de rugbyman (il ressemble de plus à Chabal) il est revenu cette année avec le spirituel My God Is Blue et son hymne au « Pépito bleu ».
L'album L'Incroyable Vérité (Record Makers, 2001) revèle ce multi-instrumentiste inspiré, évoluant entre le kitsch et le mélancolique. En 2004, Sébastien Tellier signe l'un des meilleurs recueils électro de l'année. Politics est salué par l'ensemble de la critique comme une œuvre riche tout en restant accessible, comme en témoigne le succès de « La Ritournelle ». Avec My God Is Blue, Sébastien Tellier est drapé dans les habits de gourou de l'Alliance Bleue et « Cochon Ville » succède à « Pépito bleu » comme chanson à succès.

  • SébastiAn

S'il a grandi en Yougoslavie, SebastiAn est né en France et y est revenu pour sa carrière musicale, entre rap et hip-hop d'abord. Il rencontre Pedro Winter, et sortira ses premières productions en 2005 sur le label Ed Banger Records. À l'été 2006, il sort le maxi Ross Ross Ross, constitué de morceaux électro-funk syncopés qui le fera connaître aux yeux d'un public plus large. Il joue aussi au cinéma, dans le film « Steak » sous le nom de Sebastian Akchoté.
En janvier 2010, SebastiAn sort « Threnody », morceau de plus de 13 minutes qui se veut un hommage à un compositeur qui touche beaucoup l'artiste. Il sort son premier album « Total », en mai 2011. Lors de sa tournée, un discours politique plutôt musclé interpelle le public.

  • Cassius

Leur nom de scène est en référence au boxeur Cassius Clay : Hubert Blanc-Francard et Zdar se sont rencontrés en 1988, pour participer au premier album de MCSolaar. Leurs premières musiques sortent sous le nom de groupe La Funk Mob. Le duo change de nom pour Cassius et sort en 1998 son premier single « Cassius 99 » qui se classe dans le Top 10 au Royaume-Uni. Quelques mois plus tard, en janvier 1999, ils sortent leur premier album, avec un mélange de house, de hip-hop et de funk.
En 2006, le nouvel album, 15 again, marque le virage pop-rock du groupe. L'EP sorti en 2010 « The Rawkers » fait un buzz sur internet, et le single est même repris dans une publicité pour automobile.

  • About the girl

C'est la nouvelle sensation de la « Reims Academy », comme est surnommée la ville par les Inrockuptibles. Amandine s'est d'ailleurs servi des talents de la capitale de la pop et de l'électro : Argobast, The Shoes, Yuksek et ALB ont tous contribué à l'épanouissement de la Rémoise. Qui nous sert une revue pop plutôt moderne, allant aussi bien chercher chez Mates of States que Lady Gaga. Formée au piano classique, Amandine a eu le déclic en allant voir la comédie musicale Cats. Elle devrait faire un carton dans ce festival, et sans doute être la révélation rémoise (encore une !) de l'année.

  • « Sensitivexplosion » pour débuter

L'électro-pop, ça sert aussi à faire de la cuisine ! C'est ce que vont prouver ce soir le trio Delphine Huguet, Vivien Trelcat et Pascaline Aumond, en ouverture du festival. Sensitivexplosion est une production de Césaré, le centre national rémois. « Ils feront trois recettes, et il y a différents aliments qui vont voler. Pendant les tests, c'était très rigolo », raconte Philippe Le Goff, directeur de Césaré.
Delphine est une designer culinaire internationale, Vivien un compositeur qui travaille avec Césaré, et Pascaline fait de la vidéo. Le tout va donner une sensation d'explosion, avec les ondes sonores, qui permettront à une poudre alimentaire de prendre forme. Les pulsations délivrées par les haut-parleurs font réagir les ingrédients.
Reims est bien placé au niveau du design culinaire (une spécialité de l'Esad), et va être cette semaine plus que jamais, la capitale de la pop-électro française. Marier les deux pour l'ouverture des dix ans du festival, cela devient très gourmand !

  • Woodkid

Il s’appelle en fait Yoann Lemoine, est Français, et au départ photographe et réalisateur de publicités reconnu. Il est également réalisateur de clips pour Katy Perry, Yelle ou Moby et lui-même musicien, ce qui explique son passage en 2011, à 28 ans, à la musique entre pop, folk, électro et rock alternatif. Il prend alors le nom de Woodkid. Le clip en noir et blanc de « Iron » stupéfie par une esthétique pure et décalée.

  • Chassol

C’est aussi un de la bande à Sébastien Tellier : compositeur, chef d’orchestre et arrangeur, Christophe Chassol avait séduit les Rémois en 2011. Il revient cette année après avoir sorti un premier album en février, intitulé X-Pianos. Il a composé pour le cinéma, la télé, la pub, avant de se lancer dans l’écriture de son album, double. Il comprend trente-cinq morceaux, entre pop minimale et avant-gardisme.

  • Nicolas Jaar

À l'âge de 14 ans, Nicolas Jaar annonce à son père qu'il veut devenir compositeur de musique électronique : ce dernier lui offre ce qu'un disquaire chilien lui a conseillé comme étant selon lui le disque repoussant le plus les limites du genre : Thé au harem d'Archimède, de Ricardo Villalobos, que Nicolas considère encore comme une de ses influences. Son premier album, Space is only noise, sorti début 2011, est salué par la critique. Outre la composition, Nicolas Jaar est aussi reconnu pour la qualité de ses prestations scéniques. Outre Villalobos, Nicolas Jaar revendique d'autres influences : Bertolucci, Antonioni, Keith Jarrett, Pink Floyd, The Doors, New Order, Manzoni, Magritte. « Il y a beaucoup de références à la culture française dans ma musique. Je suis allé au lycée français à New York et Santiago et ma mère est Française, donc toute ma vie j'ai été bercé dans la culture française » a-t-il révélé.

  • Le programme

Ce lundi 24 septembre : palais du Tau, 19 heures : Sensitivexplosion (entrée libre).
Mardi 25 septembre : centre Saint-Exupéry, 18 h 30, Extra Ball (cie Soundtrack, entrée libre) ; à 20 heures Chassol « Indiammore », Erick Abecassis, Floy Krouchi (5 euros).
Mercredi 26 septembre : Césaré, 14 heures Contes (5 et 8 euros) ; Manège, 18 h 30, Atomic Radio 137 (5 et 8 euros) ; Palais du Tau, 20 heures, La femme, About the girl, Rocky (12 euros).
Jeudi 27 septembre : La Cartonnerie, 20 heures, Woodkid, Thomas Azier, Chassol et invités (12 à 19 euros).
Vendredi 28 septembre : Parvis de la cathédrale, 19 heures, Sébastien Tellier, The Biwiteched Hands, Nicolas Jaar (17 à 24 euros) ; Palais du Tau, Yuksek after show (complet).
Samedi 29 septembre : Parvis de la cathédrale, 19 heures, Cassius, Gesaffelstein, SebastiAn, Madeon (17 à 24 euros) ; Palais du Tau, Brodinski after show (complet).
Pass de jeudi à samedi 45 euros.

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victor1

24/09/2012 à 14h02

sam T: je ne sais qui se cache sous ce speudo mais je vous invite à lire la presse nationale et internationale qui vont complétement à l'envers de ce que vous dites, car pour eux Reims est une ville en pointe sur les musiques actuelles et que si beaucoup de groupes rémois éclatent au niveau national ou international c'est bien parce qu'il y a une politique de soutien envers ceux qui peut etre le mériten, ce qui n'est peut etre pas votre cas

quand au budget que vous annoncez il est complétement faux car il est de 800 000 euros soit largement moitié moins de ce que vous annoncez

mais je suppose que votre post n'a juste comme but de dénigrer et balancer des rumeurs

Commentaires anonymes

24/09/2012 à 13h13

le roi!!!! n importe quoi, ah si peut etre pour les bobos

SamT

Reims

24/09/2012 à 12h28

Le festival prend du galon, et la programmation en devient décevante.
Pendant ce temps des petites associations rémoises quémandent des subventions pour organiser des concerts ou représentations intéressantes... sans réponse de la mairie!
2 millions d'euros de budget tristement dilapidés et une ville où il fait mal vivre si l'on aime les musiques...

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