Publié le dimanche 21 août 2011 à 11H00 - Vu 211 fois
REIMS (Marne). 180 voitures anciennes venues de Suisse ont pris le départ hier matin sur le circuit de Gueux. Destination Paris.
«TOUT le monde connaît le circuit de Gueux en Suisse. Du moins tous ceux qui ont ce genre de voiture », assure Thomas Thoeni, qu'il faut lire avec l'accent de Bale. Au volant de sa Riley bleu ciel, l'architecte était au départ du rallye Suisse-Paris, hier matin, à ombre des tribunes fantômes du circuit de Gueux. Il n'était pas seul.
Entre 8 h 15 et 9 heures, 180 véhicules ont déboulé avec leurs moteurs pétaradants, leurs coups de klaxon rétro et leurs carrosseries brillantes sous le soleil. Bentley, Rolls, Mercedes papillon… du gratin à quatre roues venu du pays des Helvètes. « C'est la 8e fois que je participe et j'ai gagné deux fois. »
Tous passionnés
Pour gagner, il faut respecter à la lettre les temps et les vitesses de parcours indiqués par l'organisation. Pour que ce soit plus compliqué, ces données peuvent changer subitement au cours du périple et il faut s'adapter. Les coureurs, tous passionnés de teuf-teuf, ont fait une première étape entre Strasbourg et Gueux avant de repartir hier matin pour Paris (Le Bourget exactement). Arrivés tard vendredi, ils n'ont pas pris le temps de visiter Reims.
« C'est toujours une discussion de savoir si on prend le temps de visiter », confie Christian Thomi, dentiste dans la vie et amoureux de sa Sunbeam. Il adore ce rallye : « J'aime à la fois le challenge, conduire la voiture et profiter des belles routes de France ». Il aime bien aussi être le meilleur mais s'il gagne, ce sera surtout grâce à sa femme Sandra qui, en tant que copilote, va gérer les temps de parcours avec la précision de l'organiste qu'elle est le reste du temps.
À 8 h 30 précise (selon une montre suisse), la première voiture a pris le départ. Toutes les autres ont suivi à 30 secondes d'intervalle.
Hier soir, tous les concurrents avaient droit à une soirée parisienne avec dîner de prestige. Il serait bien qu'un jour, leur rallye soit rebaptisé Bale-Gueux et qu'ils arrivent sur un circuit enfin restauré.
C.F.
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