Publié le dimanche 29 mars 2009 à 01H00 - Vu 16 fois
Aujourd'hui, Me Casini-Vitalis utilisera son célèbre marteau d'ivoire afin d'adjuger une foultitude d'objets, comme ce beau juke-box.
dzanga
DE petites tables en marbre, des meubles d'époques différentes, des vases, un tapis, un accordéon qui a bien vécu, de vieux oursons en peluche, des beaux comme au bon vieux temps, de la vaisselle, un sac à main… Effets personnels gorgés de petites histoires qui changeront très certainement de mains. « Et la photo de ma belle-mère, c'est combien ? », plaisante un visiteur venu faire expertiser un bien.
Pas l'image immortalisant une dame affichant un âge certain. Non c'était de l'humour noir et blanc.
Belle effervescence, hier matin, dans la salle des ventes aux enchères de la rue du Mont-Lampas.
Ce samedi, c'était estimations, car aujourd'hui se tiendra la vente. Comme l'an passé, où elle avait proposé une cession très spéciale consacrée à l'art érotique, Me Patricia Casini-Vitalis, commissaire-priseur, participe une nouvelle fois au week-end national baptisé « follement marteau ».
Un week-end de promotion des ventes aux enchères organisé par le syndicat national des maisons de ventes volontaires (Symev). Le concept reste simple : ouvrir les salles des ventes au grand public par le biais d'événementiels ciblés. Mme le commissaire-priseur du cru n'a donc pas manqué le coche. Non mais…
Entre deux expertises gratuites, elle revient avec sympathie sur cette opération pas comme les autres à Châlons-en-Champagne.
« Comme nous sommes en pleine période de crise cette année, j'ai décidé de mettre sur pied une vente un peu spéciale. Sa finalité ? : montrer au public qu'enchères ne riment pas seulement avec Sotheby's ou Christie's, mais que chacun peut vendre ou acquérir de nombreux petits objets et de belles petites choses ».
Effectivement, il ne s'agit pas de proposer des véhicules de collection ou des tableaux de maîtres, mais deux juke-boxes, des instruments de musique, de la verrerie, du linge de maison…
Revenons sur la première étape d'hier : l'estimation gratuite des biens. « Je consulte, j'inventorie et je propose un prix. Si le vendeur en est d'accord, son objet sera alors mis en vente ce dimanche », poursuit Me Casini-Vitalis. Bon contact, échange pédagogique avec des citoyens surpris quelquefois d'apprendre que leurs objets valent non pas de l'or, mais 20, 30, 50 ou 100 euros !
« Quelques-uns ont déjà vendu sur des brocantes sans connaître exactement la valeur de leurs biens ». Le malheur de l'un a donc fait le bonheur de l'autre !
Satisfaits d'avoir recueilli de véritables informations émanant d'une professionnelle, quelques Châlonnais ont donc décidé de se séparer de biens hétéroclites.
Comme ce monsieur proposant un cuivre délivrant de parfaites notes musicales. Il y aura du monde cet après-midi à cette vente « follement marteau ». Lors de l'adjudication, Me Patricia Casini-Vitalis sortira le sien.
Du moins l'un des deux siens. Le petit en ivoire, très fin avec lequel elle « ne tape » pas trop fort.
Le second en bois, hyper costaud, est réservé aux ventes judiciaires et à la cession de gros matos comme des machines-outils par exemple.
David Zanga
Les enchères publiques se déroulent aujourd'hui dès 14 heures, au 7 rue du Mont-Lampas à Châlons. Tél. 03.26.65.83.94.
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