Les archives municipales / Premier chapitre pour le nouveau service

Les archives municipales / Premier chapitre pour le nouveau service

Publié le lundi 13 juin 2011 à 11H00 - Vu 150 fois

CHARLEVILLE-MEZIERES (Ardennes) Le service d'archives municipal a été créé il y a un an. Une première dans l'histoire carolo. Sa mission semble titanesque : rassembler les documents amassés et dispersés au cours des décennies, si ce n'est des siècles, dans les différents services de la Ville.

ON ne soupçonnait même pas son existence, il faut dire qu'il est encore jeune. La Ville carolo s'est dotée d'un service d'archives il y a seulement un an.
Une première dans toute l'histoire carolo. Forcément, le système n'en est qu'à ses balbutiements : « On va jouer la vérité. C'est clair, net : notre service n'est pas du tout à la hauteur d'un service d'archives digne d'une ville de 50.000 habitants. Mais nous sommes en voie de constitution », explique Raymond Stévenin, adjoint (PS) en charge du patrimoine au sein de la municipalité carolo.

Installée dans une partie des locaux du centre technique de la voirie, rue de l'Industrie, l'entité a reçu une mission monstrueuse : récupérer l'ensemble des documents dispersés dans les différents services et des mairies, actuelles et anciennes, de la ville. Une tâche d'autant plus titanesque qu'elle n'a pas été effectuée depuis au moins cinquante ans.
La problématique est toute simple : « Il n'y a jamais eu d'archives même après la fusion de Charleville-Mézières, on n'a pas créé de service ad hoc, car ce n'était pas la priorité. La seule chose qui pouvait s'en rapprocher et qui était un tant soit peu organisée, c'était à Charleville et un peu de Mohon. La première tient surtout au tempérament du maire, André Lebon, qui portait intérêt à ce genre de chose. A Mohon, village à la population communiste, le maire était un socialiste qui avait goût pour les archives, les documents… Ailleurs, à Etion, à Montcy ça se passait un peu comme dans les villages, où le grenier de la mairie faisait office d'archives ».
L'ensemble des documents archivables représente environ 2.000 mètres de linéaires. En un an, Amelia Iavicoli seule en poste, en a rassemblé 400 mètres.

Appel à une société extérieure
Délibérations de conseils municipaux, projets (par exemple celui de la base nautique imaginé en 1914 sur l'île du Vieux Moulin, l'installation du parcours Rimbaud), maquettes (construction de La Croisette), legs, PV d'attribution de marché public parmi lesquels les bennes à ordures, l'habillement des agents, le nettoyage de la piscine, plans… tous étaient amassés ici et là.
Une diversité de documents administratifs, juridiques, dont la période de conservation varie également.
« Les services ont conservé auprès d'eux les archives dont ils se servent le plus souvent. En revanche, une partie des archives antérieures à 1940 a été envoyée aux Archives départementales qui étaient bien équipées […] Une autre partie comme les archives des communautés religieuses, les premières délibérations de 1890,… sont à la médiathèque ».

33.000 euros de budget
Autant de papiers qu'il faut trier à leur arrivée : « Il y a énormément de doublons, des photocopies par dizaines, donc on broie beaucoup de documents. Mais là, j'en suis à classer grossièrement les cartons, après il faudra passer au feuille à feuille, c'est-à-dire ouvrir les dossiers et faire le tri. Et là, ça va être un vrai casse-tête ».
Deuxième étape, à long terme, la numérisation des archives pour en faire l'inventaire… Deux tâches pour lesquelles, il faudra sans doute faire appel à une société extérieure.
De même, le service qui jouit d'un budget de 33.000 € cette année (28.000 € en 2010), n'est pas encore en mesure d'exposer la multitude documents qu'il commence seulement à engranger. Mais pourquoi pas ?

L'union l'Ardennais