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Le portrait du samedi Le monde de Sophie de Sophie

Publié le samedi 21 janvier 2012 à 12H00 - Vu 302 fois


Ses œuvres « Intrinsèques » ont reçu un bel accueil dans des galeries d'art. L'artiste prépare une autre série, intitulée « Polychromes ».

Ses œuvres « Intrinsèques » ont reçu un bel accueil dans des galeries d'art. L'artiste prépare une autre série, intitulée « Polychromes ».


Enfant, Sophie Pieranti aimait dessiner. Adulte, elle s'est mise à la peinture, un art qu'elle a cultivé à l'université. Aujourd'hui, elle va et vient de son atelier de Sainte-Croix aux diverses galeries.

UN environnement familial sensible aux expressions artistiques aurait-il suffisamment influencé la jeune Sophie Pieranti à consacrer un créneau important de son temps à la création plastique ? « J'ai toujours aimé dessiner et vers l'âge de 18 ans, sans susciter le moindre étonnement parmi mes proches, je me suis mise à la peinture. » Ce fut ensuite, pour la jeune femme, direction Lille pour suivre un DEUG en arts plastiques, puis Nice, à Sophia Antipolis exactement, pour une formation en communication.
« Communiquer, pour moi, passe aussi peut-être d'abord par la peinture. Je me sens davantage portée à me confier avec des couleurs ou avec des formes qu'avec des mots. Ma peinture s'impose donc naturellement dans une fonction de médiation et renvoie comme en écho mes vibrations intérieures vers le monde extérieur », explique-t-elle. Peindre pour dire, pas pour reproduire. On ne surprendra donc jamais la peintre s'échinant à vouloir faire plus blancs que blanc les écorces d'un bouleau.
Abstraction
« Ma peinture est abstraite et par conséquent non figurative. Elle donne à interpréter, à supposer, à comprendre. Elle ne naît pas d'une interrogation de la nature, mais dans la tranquillité que je cherche et trouve dans mon atelier », précise-t-elle.
Dans cet espace de silence s'instaure une conversation intime avec la couleur, s'établit un dialogue que la plasticienne mène et malmène jusqu'au choc du résultat attendu, jusqu'au moment où la peinture, dans les interactions subtiles et complexes de ses couleurs, de sa consistance, de son degré de transparence, est devenue l'exact reflet du sentiment qui l'animait. Intrinsèques est l'intitulé de la première série réalisée par la jeune femme : une vingtaine d'œuvres bien accueillies dans les galeries. Un titre témoignant d'une volonté et que les mots « intérieur », « introspection », « intime », avec lesquels il voisine dans le classement alphabétique, aident à faire sens.
Polychromes est la série en cours. Le gris, largement dominant sur les quelques toiles accessibles à l'œil, est travaillé dans une très large gamme de tons, dans des espaces étirés et aux contours indécis, il s'éclaire avec quelques touches plus vives.
A travers « une recherche de techniques colorimétriques et picturales », Sophie Pieranti entend ne pas s'encombrer de message à délivrer. Elle tient à user d'une totale liberté dans le choix des techniques et à préserver la spontanéité de son geste. Jackson Pollock, son artiste culte, n'invitait-il pas ceux qu'il inspirait à s'abandonner à l'impulsion naturelle ?

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