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Le débat sur l'avenir du « off » aura eu le mérite d'être lancé Tout… sauf Avignon !

Publié le mardi 22 septembre 2009 à 01H00


Pas un débat pour rien, soit.  Mais on n'en sait pas forcément plus aujourd'hui qu'hier…

Pas un débat pour rien, soit. Mais on n'en sait pas forcément plus aujourd'hui qu'hier…

mellet


D'abord, un point de consensus. Pas question d'une dérive qui ferait à terme du « off » de Charleville le cousin germain du « off » d'Avignon : là-bas, le « off » n'est pas organisé (tout juste une association édite-t-elle un programme), et les compagnies paient une fortune pour louer des locaux plus ou moins adaptés. Sans garantie aucune que le public soit au rendez-vous. L'essentiel étant de faire figurer sur sa carte de visite qu'on a joué en Avignon…
Pour le reste, le débat organisé au Repaire (à l'initiative des organisateurs du « in ») sur l'avenir du « off » carolo aura, certes, permis d'échanger, voire d'évoquer quelques pistes. Mais cette « mise en chantier » (dixit Anne-Françoise Cabanis), pour l'heure, laisse sur sa faim.
Côté MJC Gambetta, qui organise depuis 1972 (avec l'onction alors du père fondateur Jacques Félix), le président Jean-Pierre Danne et le directeur Daniel Patiès ont rappelé les caractéristiques de leur action : proposer des spectacles en centre-ville et dans les quartiers (dits populaires) de La Ronde Couture, Manchester et La Houillère (en s'appuyant sur les centres socio-culturels des dits quartiers), proposer, à des compagnies non retenues dans le « in », une vraie visibilité (pour ne pas dire un tremplin), et proposer, enfin, de décliner le concept de gratuité. Tant pour les spectateurs que pour les artistes (ni cachet ni défraiement).
Et on l'a deviné, a priori, les responsables de la MJC ne comprennent pas forcément la nécessité de réformer ce système.
Des réserves…
Prudemment, car on était entre gens de bonne compagnie, quelques réserves _ pour ne pas dire plus _ ont cependant été mises en avant. D'abord, le fait qu'il existe désormais un « off » du « off », ce qui complique un peu les choses, mais aussi qu'à l'inverse du « in », il n'y a pas (semble-t-il) de politique de programmation bien définie dans le « off », et qu'enfin, au moins sur le plan légal (pour ne pas dire moral), le concept de gratuité peut parfois être contestable.
Certes, nul ne pointe un revolver sur la tempe des artistes pour qu'ils acceptent la règle du jeu. Sans jeu de mot, ils savent que cette « gratuité » est le… prix à payer pour jouer et être vu. « On leur assure, en échange, d'être programmé également en centre-ville » a d'ailleurs plaidé Daniel Patiès.
Quant à l'action dans les quartiers (dits populaires, car il y a d'autres quartiers du chef-lieu où le festival est quasi absent et cela ne perturbe pas plus que cela, on pense à Mohon, au Theux voire à Mézières où à part l'hôtel de ville, on ne plie pas sous les sollicitations et animations), Anne-Françoise Cabanis, directrice du « in », a précisément indiqué que rien n'interdisait que le « in », justement, s'y déploie. Ce qui est déjà un peu vrai aujourd'hui. Et qui pourrait l'être davantage demain… si les moyens suivent, évidemment (*).
On a ensuite entendu dans la salle fuser quelques expressions presque surannées, comme « éducation populaire ». Certes. Mais le fait de programmer un spectacle dans un quartier ne remplace pas une politique de long terme. Par ailleurs, ce qui est intéressant, c'est qu'il y ait des échanges. Que des habitants des quartiers viennent en centre-ville et qu'à l'inverse, des gens du centre puissent aller dans les quartiers.
Non ?
Ph.M.

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